Au programme : un camion transformé en espace ambulant de convivialité, le lauréat du budget participatif de la ville d'Angers, la maison d'édition Pour Penser, spécialisés dans les contes philosophiques pour les enfants, rétribue les auteurs sur le nombre d'imprimés et non de vendus, et qui s'élève contre Amazon...

Les interviews

  • Parmi les sujets que nous avions prévu de vous faire entendre en mars dernier dans le département de Maine-et-Loire, il y avait du lourd... du lourd et surtout du poids lourd, avec Claire Milou cofondatrice de l'association Au coin de la roue et conductrice de "Jules", 15 tonnes, un camion transformé en espace ambulant de convivialité
  • Et puis encore un jeune qui s’implique pour sa ville et la biodiversité. C’est Nicolas Audigane, un des lauréats du budget participatif 2019 lancé par la ville d’Angers.

Je ne peux que m’incliner devant la qualité des prestations et de l’inventivité des éditions Pour Penser, à Cholet. Cette petite maison qui passait pour être innovante lorsqu’elle décida à sa création, il y a 18 ans, de publier des contes philosophiques pour les enfants. La maison avait largement anticipé sur la place de la philo qui a fait depuis cette date son entrée en maternelle et dispose même d’une chaire de philosophie créée avec les enfants à l’Unesco. Il y a quelques années, nous avions relayé un appel baptisé l’AMEL, l’Abonnement pour le Maintien d’une Edition Libre, soit un financement par souscription. Aujourd’hui Pour Penser se porte bien à l’image d’une BD récente de philosophie dont le héros est Edgar Morin : Dis, raconte, comment ça marche ?. Mais surtout ces éditions continuent à penser le livre et la chaîne du livre autrement. D’où la création en 2009 du collectif des éditeurs écolo-compatibles. Et puis, pour les personnes qui ont déjà subi les outrages des droits d’auteur accordés à la louche par des éditeurs peu soucieux de rendre des comptes transparents des ventes, Pour Penser a dès le départ pris le parti de verser au minimum 10% du prix des livres à l’auteur sur la base non pas du nombre d’exemplaires vendus, mais du nombre imprimés. Pour Penser a rompu son contrat de distribution avec Amazon et refuse de passer les invendus au pilon. Du coup ces invendus sont donnés à des associations. Pour Penser compte une soixantaine d’auteurs et dispose d’un catalogue de 120 titres et l’entreprise continue à rêver à une meilleure transmission du livre et de l’écrit.

Encore une association qui mérite deux mots ou un peu plus : Femmes d’ici et d’ailleurs, à Angers, qui réunit des femmes de tous les âges, de tous les milieux et des toutes les origines. Elle organise des groupes de parole, des ateliers d’écriture et participe aux grands événements qui ne se résument pas à la seule journée du 8 mars. Parmi les initiatives, les armoires solidaires destinées à mettre à disposition des femmes et les jeunes filles en situation de précarité des protections périodiques. C’est simple, encore fallait-il y penser.

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