Nous consacrons ce numéro à une certaine ruralité ce qui est presque une habitude dans les Carnets de…campagne justement.

Sauf que je m’emploie le plus souvent possible non pas à mettre en  opposition deux France, celle des villes et celles de campagnes, mais à les conjuguer. Plusieurs raisons à cela : d’abord les problèmes que rencontrent certaines populations urbaines sont proches de ceux vécus par les habitants de la campagne : problèmes de santé, de mobilité et  d’emploi. Un jeune de quartier qui sombre dans l’ennui et dans la  précarité ressemble étrangement à son frère du rural. Ensuite villes et campagnes ont tout à gagner à coopérer. Le rural  alimente l’urbain. Parfois il le loge ou mieux, il lui arrive de déloger  le citadin pour le rendre actif à la campagne. Nous sommes loin de  l’image (même si elle demeure réelle par endroits) du village dortoir. Il n’y a aucune fatalité à vivre dans un lieu ou  dans un autre à partir du moment où l’on se donne les moyens d’améliorer  sa vie. Les conditions opérantes à cette amélioration sont celles que  nous rencontrons quasiment dans tous les carnets : de la solidarité, du soutien et un sens du collectif. Pardon pour ce  rappel, mais il me permet de vous annoncer la présence d’un réseau  emblématique des efforts déployés à l’intention des habitants des  espaces ruraux qui répond au nom de Familles rurales. Son président est notre invité du jour.

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