Philippe Bertrand vous avait dit deux mots de sa passion en décembre. Elle s’appelle Romane et elle est tombée en amour des jardins à but thérapeutique durant ses années de lycéenne. Philippe Bertrand nous parle aussi d'un bistrot locavore à Dijon : la Menuiserie.

La passion ne l’a pas quittée depuis et elle prépare un tour de  France à vélo des jardins de santé. Romane Glotain, fondatrice du Jardin des Maux'Passants est notre première invitée.  

Nous prendrons la direction de Brest ensuite pour écouter l’association  la Cabane des Liens dont la première œuvre sera l’ouverture d’un grand programme d’habitat locatif intergénérationnel sur la base d’un modèle économique original. Jean-Luc Le Goff nous en dira plus dans la seconde séquence de ces carnets. 

J’ai entre les mains une lettre émouvante parce que sincère et déterminée  dans les engagements qu’elle véhicule. Elle est signée par Antoine  co-fondateur d’un bistrot locavore à Dijon : la Menuiserie. Si je vous en parle aujourd’hui, ce n’est pas pour faire la publicité pour un  restaurant parmi des milliers d’autres, mais c’est pour les valeurs que défend ce professionnel de la restauration. À travers lui, c’est toute une profession que j’entends parler. 

Antoine rappelle l’état d’urgence climatique et les démarches qui doivent répondre à cet appel. Un restaurant peut le faire comme n’importe quelle entreprise et à plus forte raison à l’heure où les collectivités locales communiquent massivement sur l’économie de proximité. 

La lettre d’Antoine est celle d’un acteur d’une filière totale qu’il encourage à continuer d’exister à commencer par les producteurs (en moyenne 75% de ses approvisionnements sont bios). Les préparations sont réalisées de A à Z sur place à base  essentiellement de produits frais. Aucun contenant jetable n’est  utilisé. L’énergie du lieu est de source alternative : Enercoop et  Ekwateur

La gestion de la Menuiserie est collégiale et un contrat d’intéressement a été établi et le lieu ne gère pas d’économie « au black ». Les modes de  déplacements sont doux, en vélo-cargo en priorité. Seule une activité de menus à emporter est maintenue les vendredis et samedis matins. Pas de plainte dans la lettre d’Antoine sinon à être vigilants et à ne pas se  tromper de soutien « soyons collectivement attentifs aux réalités que cache parfois le marketing ». Antoine est poli, car, excédé, il aurait pu le dire avec d’autres mots.

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