Depuis la fin septembre, la belle aventure des Grands voisins installés sur le site de l’ancien hôpital Saint-Vincent de Paul est terminée pour cause de travaux et de redéploiement du site qui couvre 3 hectares et demi de terrain dans Paris.

Depuis cette date des déménagements dans d’autres espaces provisoires  ont été effectués. Restent des chiffres de cette aventure de 5 ans : 2000 emplois ou résidents, 1000 personnes en hébergement d’urgence, 300  événements culturels et artistiques et 600 000 visiteurs. Les grands  voisins, c’était aussi un espace végétal  de grande dimension qu’il a  fallu également déménager. Bérénice Perrein, initiatrice du projet des "Petites Voisines", nous racontera ce transfert  exceptionnel, mais tout d’abord cap sur Landerneau et l’hôtel Ara,  coopérative inclusive très originale. A lire l’article de Laurent  Grzybowski dans les pages numériques de La Vie

Décidément  les jeunes pousses sont légion et en matière d’invention nous ne sommes  pas en reste. Je dis « jeunes pousses » sans caractère péjoratif, car  je suis très admiratif des jeunes entrepreneurs qui innovent en respectant une économie alternative sobre et vertueuse. Un exemple avec  le courrier de Nathalie qui vient d’expérimenter l’offre proposée par  deux jeunes femmes du Havre. Leur invention s’appelle Hipli.fr. Il  s’agit pour faire court d’un système de colis réutilisable. Léa,  co-fondatrice s’explique : Hipli est né au-dessus de ma poubelle jaune.  J’y jetais un colis dans lequel je venais de recevoir un vêtement que  j’avais choisi, parce qu’il respectait justement notre planète. Et là, perchée au-dessus de ma poubelle, je n’avais pas franchement  l’impression de faire un bon geste ». Ce qui donne raison à Léa est que  les 550 millions de colis envoyés par le e-commerce chaque année  génèrent plus de 137 tonnes de déchets. Avec Anne-Sophie, elle décida  donc d’inventer un colis réutilisable. L’enveloppe du colis comporte un  affranchissement gratuit pour le retour. Chaque colis peut supporter une  centaine de cycles d’aller-retours. Nathalie encore : « une fois le  colis vidé, on le replie facilement et on le met dans une boîte aux  lettres. Il repart au Havre pour être nettoyé et désinfecté ». Pour  l’instant les colis sont retournés à hauteur de 89%, tout le monde ne  suivant pas complètement la consigne. Le résultat demeure plus  qu’encourageant.  Les deux jeunes femmes passent des accords avec  des commerçants en ligne qui ne demandent qu’à être à un plus peu  éthiques que de coutume et ça marche avec déjà une trentaine de marques  partenaires. Nous appellerons les créatrices très prochainement.

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