Au programme aujourd'hui, l'entreprise" My Happy Conciergerie", durement touchée par la crise sanitaire, l'association "AMI" (Accueil des Migrants en pays de Vie), une société de production d'hydrogène "Lhyfe", et un média de développement durable "Mediaterre".

Les interviews :

  • Mathias Hincourt créateur de My Happy Conciergerie, soit un ensemble de services qu’il proposait aux entreprises depuis le parc d’activités de Vendée Sud. Sévèrement touché par la crise, Mathias Hincourt a trouvé fort heureusement une solution promise à un bel avenir.
  • Hélène Hérault, secrétaire de l’association AMI, pour l'Accueil des Migrants en pays de Vie, à Poiré-sur-Vie

Le magazine GEO annonçait en janvier dernier la production d’hydrogène vert en Vendée à l’horizon 2021. L’hydrogène qui fait figure de très bon ersatz aux carburants fossiles ne demande qu’à être produite en grande quantité. Deux écueils ralentissaient cette production : d’abord elle exigeait une ressource en électricité polluante et une méthode plus classique dite de "vaporeformage" du gaz naturel. Le second écueil est celui de son stockage dont la version  à grande échelle n’est pas encore résolue. Pour le premier écueil, c’est une société nantaise Lhyfe, qui a apporté la solution la plus verte en se connectant directement aux énergies renouvelables à commencer par l’éolien et en produisant l’hydrogène par électrolyse. Donc produite à partir de ressources renouvelables, l’hydrogène fournit une énergie pauvre en CO2. Le second écueil est partiellement contourné en distribuant l’hydrogène en circuit court, ce qui ne nécessite ni long transport ni stockage important. Si l’éolien est visé en première ligne, les autres énergies vertes de type photovoltaïque, hydraulique ou biomasse sont également concernées. La start-up nantaise à l’origine de ce programme vertueux présente ainsi son éthique : _Lhyfe, c’est tout d’abord un constat, celui de la fin d’un modèle qui plaçait l’Homme au centre du monde, considérant la planète comme une ressource. Nous pensons que nous pouvons aujourd’hui subvenir à nos besoins énergétiques en nous inscrivant dans l’écosystème naturel plutôt qu’en essayant de le dominer. Nous pensons qu’il est temps de passer du statut d’Homme « prédateur » au statut d’Homme « contributeur »_. Suite à une levée de fonds de 8 millions d’euros, l’entreprise va poser la première pierre du premier industriel site de production d’hydrogène vert en Vendée à Challans. L’argument définitif et convaincant de Lhyfe est que non seulement les véhicules ne vont pas dégager de CO2, mais ils vont même émettre de l’oxygène.

Un autre point de vue très intéressant sur le changement climatique. Il émane de Laurent, auditeur des carnets, qui vient de nous envoyer son courrier. Notre correspondant part de la constatation que nous faisons tous chaque année : les hivers sont très pluvieux et les étés sont de plus en plus chauds et secs. Laurent insiste pour signaler que les « vrais » climatologues s’accordent sur le fait qu’il n’y aura pas moins d’eau à l’avenir, mais ils se rejoignent sur la constante dégradation de répartition annuelle des pluies : inondations l’hiver et sécheresse l’été. Selon ces chercheurs, les crues excessives de l’hiver préparent logiquement les sécheresses de l’été. D’où vient le dérèglement ? D’une excessive évaporation de l’eau et d’une disparition progressive des retenues naturelles d’eau. La première source de retenue et donc de limitation de l’évaporation de l’eau est la forêt. Un bassin versant (espace qui draine l’eau et les ruissellements vers les cours d’eau) lorsqu’il est couvert de forêt de feuillus, utilise 70% des précipitations et ne laisse repartir que 30% de l’eau. De plus les arbres réalisent un effet parasol en période de forte chaleur en transpirant et en augmentant la vapeur d’eau dans l’atmosphère, ce qui réduit l’effet du rayonnement solaire sur les sols. A l’inverse un sol très minéralisé, comme on le trouve sur les grandes surfaces de culture perd sa biomasse et devient très perméable. Enfin dernier argument : la gestion de la continuité écologique aggrave la situation. Au nom de la circulation des poissons et des sédiments, des dizaines d’ouvrages hydrauliques et de retenues d’eau sont « effacées » alors qu’au contraire les retenues d’eau « créent des zones humides qui maintiennent l’eau dans les bassins versants ». Tout le monde peut en profiter y compris les espaces agricoles qui gagnent en végétation et améliorent la qualité de leurs sols. Bref, selon notre correspondant, il est possible d’anticiper et de sauver le climat et la biodiversité. Laurent est un des 150 rédacteurs du média francophone du développement durable Mediaterre

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