Nous allons à la rencontre de deux types d’initiatives bien différentes aujourd’hui.

Elles répondent par la même occasion à une  question qui me taraude depuis plusieurs semaines : comment avancer des  idées positives et mener des actions alors que la situation actuelle  nous cloue au sol ? Moins de contacts, plus de règles à respecter et une  peur de contamination qui appelle à toujours plus de prudence. 

Deux  réponses ce mardi avec l’excellent travail "De Cosserat tu causeras" réalisé avec ses élèves par Louis Teyssedou, prof de lettres et d’histoire à Amiens et la nouvelle vie de Laurent avec son association Pagaléem en Ille et Vilaine. 

J’ai  vérifié dans le dictionnaire car c’est bien la première fois que  j’entends parler de Gamification. Cet anglicisme se traduit par le terme  tout aussi rare de ludification autrement dit l’utilisation des  mécanismes du jeu dans des domaines variés, sites Web, situations  d’apprentissage ou de travail. Hélène est donc professeur de gamification et d’innovation à l’école de management de Grenoble et son  discours est très inattendu : remettre du merveilleux dans le quotidien.  Evidemment nous sommes preneurs. C’est ainsi qu’elle a conçu ce qu’elle  appelle le Fabularium. Description : son fabularium est un bureau  nomade qui transporte avec lui une machine à écrire. Posé ici ou là,  parfois en pleine nature, il permet à notre correspondante d’aller à la  rencontre des habitants et de leur soumettre une épreuve poétique, je  dirais une épreuve d’amour comme on dit donner des preuves d’amour.  Chaque personne contactée est donc invitée à taper à la machine une  déclaration d’amour à son territoire. Hélène qui n’a pas peur de  procéder de différentes manières parcourt la région Auvergne-Rhône-Alpes  à pied, vélo, en stop, en téléphérique et même en parapente, toujours  accompagnée de ce fabularium. Sur 200 personnes croisées, elle a collecté une centaine de lettres drôles, comme elle l’écrit, poétiques,  émouvantes parfois adressées à un lac, une cluse, une ville ou un   arbre. On y trouve des lettres de regrets, de fidélité et même de  réclamation. Toutes interrogent les territoires à travers des actions de  protection, des craintes de marchandisation ou plus simplement sur la  symbolique des paysages. Actuellement elle prépare une version Journal  de bord, ce qui sera une bonne raison de la joindre prochainement. 

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