Au milieu des rendez-vous pris avec les acteurs/ actrices du local dans le département de la Drôme, nous ouvrons, comme nous le faisons dorénavant les jeudis deux fois par mois, une chronique solidaire de Jean-Louis Laville.

La chronique solidaire de Jean-Louis Laville est consacrée aujourd'hui au municipalisme.

Mais tout d’abord encore une solution pour régénérer les sols qui ont parfois souffert de mauvais traitements ou subi une exploitation intensive. 1ère invitée de ces Carnets, Céline Basset, ingénieur en aquaponie, porteuse du projet Blue Soil à Dieulefit.

Parler du groupe Archer et du Pôle territorial de coopération économique quand on est dans la Drôme est presque une obligation. Rien ne nous y oblige pourtant. Mais nous reconnaissons, pour avoir suivi à plusieurs reprises Christophe Chevalier à l’origine de l’aventure, les bienfaits d’une démarche qui fait florès. La réintroduction de la fabrication de chaussures dans l’ancienne capitale de la pompe que fut Romans-sur-Isère fait figure de conte de fée économique. Archer est d’abord une association déclarée en 1987 qui cherche des solutions à l’exclusion et au chômage. Un groupement d’économie solidaire voit le jour en 1992 réunissant plusieurs opérateurs économique à Romans. Puis vient le groupe Archer en 2007 qui s’ouvre à l’actionnariat et qui planche sur le premier projet de Pôle territorial de coopération économique en France. Son objectif est simple mais audacieux : réunir en un même territoire des entreprises alternatives qui permettent à la fois de lutter contre l’exclusion, de faciliter la formation et de développer la production. En 2016 le groupe Archer lance une nouvelle offensive : start up de territoire en mobilisant les habitants, les citoyens porteurs d’idées et de projets. Une sorte d’émulation festive qui se solde par la création de nouvelles activités. Dernière marche pour la chaussure (oui c’est voulu) : l’inauguration en 2019 de la cité de la chaussure en place d’un supermarché de centre-ville, soit 3000m2 d’exposition et de vente, 14 marques présentes et 4 ateliers de fabrication visitables par tout un chacun, chacune. Aujourd’hui le groupe réalise 2000 fiches de paie par an pour 600 ETP et réalise un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros. Le seul souci de cette aventure : on en voudrait davantage de cette dimension en France, ce qui n’est pas le cas…pour l’instant. 

Coup de pouce : reprise de la ferme La Belle Verte en Drôme provencale, et transformation en production de spiruline.

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