- Laurent Dal est l’un des responsables du bailleur social Pas-de-Calais Habitat.

Parmi les deux familles d’habitat social en France, Pas-de-Calais Habitat est un office public départemental de l’habitat dont la mission est de proposer et de fournir des logements sous conditions de ressources.

Son parc est d’environ 40 000 logements dans lesquels vivent entre 80 et 100 000 personnes.

Depuis 2009, Pas-de-Calais Habitat a mis en place (pour la première fois en France dans ce type de structure) une cellule recherche et développement, L’Atelier ; où travaillent des chercheurs d’horizons divers + travail avec l’université de Laval au Québec / approches des services à la personne qui est différent dans ce pays :

  • pour un apport d’innovations sociales (autour du lien social, notamment par rapport à l’autonomie des personnes (comme rendre le locataire acteur de sa facture énergétique, lui permettre d’accéder au meilleur résultat possible au meilleur coût…)

  • ou un apport d’innovations techniques.

http://www.pasdecalais-habitat.fr/

https://fr-fr.facebook.com/PasdecalaisHabitat

Dans cette idée d’apport d’innovations sociales, Pas-de-Calais Habitat a la volonté d’apporter des solutions nouvelles en particulier aux locataires vieillissants = au début des années 2000,il propose d’abord des logements adaptés (inspiré des « béguinages flamands », spécifiquement féminin), non isolés, et suffisamment grands pour recevoir, avec en plus souvent une animation sociale. Le concept fonctionne bien, mais n’est selon lui pas suffisant. En 2005, 2006, il cherche ailleurs et tombe sur un projet à Liège en Belgique « Le baloir », qui a reconverti un lieu, en s’attachant à y installer une forte mixité sociale, ouvert sur le quartier, où il est possible pour les résidents de pratiquer de nombreuses d’activités ensembles.

Souhaitant s’en inspirer, il recherche un lieu emblématique et trouve l’opportunité, quand au cœur d’Arras, dans un quartier historique, la clinique « Bon secours » déménage…

Pas-de-Calais Habitat monte alors L’Ilôt Bon Secours , une résidence intergénérationnelle de 70 logements, dont 60% pour des personnes âgées, isolées ou en couple, le reste pour d’autres générations de toute typologie.

Pas-de-Calais Habitat, travaillant avec l’association « Down up » (expression anglaise pour trisomie), décide d’y contractualiser avec eux dix logements (dont deux en colocation) pour jeunes trisomiques en prise d’autonomie.

  • Arthur Mettetal

co-fondateur et président de l’Anachronique Symposium Committee, Arthur Mettetal milite pour une reconnaissance à part entière du patrimoine de l’industrie.

http://www.a-symposium.com/

Charlotte Delannée, Pauline Brunelot, Léa Haboudin, Arthur Mettetal, Xavier Antoinet ne connaissaient rien à Metaleurop. Sans doute quelques vagues souvenirs d’une fermeture médiatisée.

Tout commence en novembre 2010, « Nous avons été contactés par la présidente d’ACED Metallia, Bernadette Szlapka, qui nous a parlé du projet de l’association de créer un centre d’interprétation sur le site. Nous, nous étions étudiants et cherchions un sujet pour notre deuxième année de master. Nous avions alors trouvé ! », explique Arthur Mettetal, un Franc-Comtois que rien ne destinait à venir à Noyelles-Godault.

Leur travail les a donc emmenés sur le terrain. Sur le site de Metaleurop, le terril, le Château, mais aussi ce qu’ils ont appelé « les lieux de lutte », la sous-préfecture, le tribunal de Béthune… Mais c’est surtout dans les souvenirs des anciens salariés qu’ils ont dû s’immiscer, avec l’étroite collaboration d’ACED Metallia. « Ce que je retiens de ce travail, ce sont des rencontres exceptionnelles. Ce qui nous a touché le plus et qui fait que l’on va continuer, c’est de donner la parole à des gens à qui on ne la donne pas forcément. »

Tout le fruit de leur travail qu’ils ont baptisé « L’usine des mémoires » a donné naissance à une exposition, qui a été visible à Roubaix, Paris, Arras mais jamais sur le territoire. Puis à un cycle de conférences. L’idée d’un ouvrage a longtemps habité les cinq amis qui ont dû renoncer faute de temps, mais surtout d’argent.

Alors ils ont trouvé une solution, « qui est finalement un bon compromis » : un web-documentaire. Sur la toile, ils ont pu présenter tout leur travail composé de photos bien-sûr, de témoignages, d’archives…

http://www.a-symposium.com/index.php?/project/udm-0/

En décembre 2011, ils reçoivent le prix CILAC / Jeune chercheur, et en novembre 2012, le prix national CNOUS dans la catégorie Culture scientifique et technique.

Organisés en association, Anachronic Symposium Comittee , ils ont décidé de continuer ce travail de recherche sur d’autres lieux de mémoire industrielle,.

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