Cette édition est placée sous le signe de la nouvelle paysannerie mais aussi de l’agriculture revisitée par l’agroforesterie.

Concernant  le premier thème, nous avons décidé exceptionnellement de consacrer un  peu plus de temps qu’à l’accoutumée à un exemple d’un jeune paysan issu  d’un autre milieu professionnel. Il se prénomme Nicolas et il a créé son  activité en 2018. L’évolution de son nouveau travail n’a été rendue  possible que grâce à l’aide d’un paysan local et au soutien d’un réseau  associatif porteur. Nous allons le rejoindre dans les Bouches du Rhône  là où la démographie et l’artificialisation des terres sont telles qu’il  paraît presqu’impossible de lancer une activité agricole et pourtant. Invité unique de cette édition des Carnets, Nicolas El Battari, créateur de la Ferme Pastière à Meyrargues.

A  nos pages d’émission nous mentionnons le lien avec l’association Terres Vives Pertuis qui a largement contribué à la création de la ferme de Nicolas.

La Ferme Pastière lance une campagne de financement participatif qui débutera le 8 février, portée par la plateforme agricole MiiMOSA. L’objectif est de financer un outil capable de trier  différentes  variétés de  légumineuses.  Celles-ci  sont  cultivées  et  récoltées  en association avec des blés et nécessitent pour être consommées, d’être séparéesafin d’obtenir d’un côté les légumineuses et de l’autre les blés.  Grâce à cet outil, un trieur alvéolaire, la ferme pourra proposer des lentilles vertes, corails, bélugas et faciliter le tri des pois chiches et pois cassés.

Autre  question agricole : l’évolution des pratiques dans les impératifs  environnementaux et climatiques actuels. Réponse avec l’agroforesterie.  Celle-ci se porte de mieux en mieux. Bonne nouvelle. Elle est même  soutenue par une association nationale qui ouvre un appel au mécénat  pour financer des projets de plantations d’arbres à l’adresse des  agriculteurs, des planteurs et des collectivités. La campagne a pris le  nom d’After pour agroforesterie et territoire et elle a pour vocation en  2021 de soutenir 365 projets et donc un projet, un agriculteur et un  territoire par jour. Cette campagne n’est pas négligeable puisque pour  chaque projet, 70% de la contribution seront dédiés à la plantation  d’arbres et 30% consacrés à des actions de sensibilisation. Par ailleurs  des contributions seront accordées aussi à l’agriculteur pour  bénéficier d’un soutien technique, voire d’une formation et cela pour  une durée de 3 ans. Un mot sur l’association française d’agroforesterie.  Elle est née en 2007 et elle  maintient des échanges entre les  agriculteurs, la recherche, la sphère technique agricole et forestière,  les collectivités et le grand public. Et puis précision concernant  l’agroforesterie qui mérite une définition claire : elle désigne la  gestion des ressources naturelles qui reposent sur l’intégration  d’arbres dans les exploitations agricoles et le paysage rural  afin d’améliorer les conditions sociales, économiques et  environnementales de l’ensemble des utilisateurs de la terre.  Concrètement cette technique lutte contre l’érosion des sols et améliore  leur fertilité. Elle est un apport organique essentiel et favorise les  ressources en litières, paillages et en bois-énergie. Enfin pour être  complet elle joue un rôle fondamental dans la préservation de l’eau et  contre le changement climatique. Sur le site de l’association, les  exploitants peuvent télécharger une fiche de demande d’aide et de  financements. Quant aux entreprises prêtes à favoriser l’extension des  surfaces en agroforesterie, elles sont les bienvenues. 

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