Nous ouvrons une semaine dans le département de la Culture, autrement dit dans le département de l’Isère.

Le conseil départemental a en effet décrété l’année 2020, année de la culture. 2020 sera marqué par l’ouverture d’un musée Champollion et aussi des archives départementales sans oublier les incontournables festivals, Berlioz ou Jazz à Vienne. 

C’est plutôt un coup de gong que nous allons donner dans un court instant avec l’incroyable histoire du groupe hospitalier mutualiste de Grenoble qui va être sauvé de l’exploitation privée par ses salariés. 1ère invitée de ces Carnets, Gaëlle Prigent, médecin urgentiste au Groupe Hospitalier d'Intérêt Collectif de Grenoble.

Ensuite nous découvrirons l’arrivée en France d’un concept né dans les rues de Berlin : la Give Box. 2ème invitée, Morgane Godwin, horticultrice à l'origine de la Give Box à Villaudric.

On apprécie grandement l’association Tero Loko créée en mars 2017 et qui veut conjurer le mauvais sort qui échoie aux personnes réfugiées. Peu de solutions d’insertion sont offertes à ces personnes autant pour se loger que pour trouver un travail. C’est pourquoi Tero Loko (nom inspiré de l’Espéranto et qui, je l’espère, rencontrera plus de succès que la langue elle-même) a ouvert un lieu d’accueil et d’insertion à Notre-Dame-de-l’Osier, village de 500 habitants à 50 km de Grenoble. L’association fait une offre globale de logement et de travail dans un programme d’accompagnement qui va de 12 à 24 mois dans lequel les personnes ont accès à un habitat partagé et à un travail en contrat d’insertion en maraîchage et production de pain. 5 salariés permanents animent le chantier d’insertion qui devrait monter en puissance pour atteindre 15 salariés. Dans sa première phase ce dispositif permet de suivre 30 personnes et il vise également à fabriquer du lien entre ces personnes réfugiées et les habitants de la campagne environnante. L’association Tero Loko est membre du réseau Emmaüs-France et également du réseau cocagne, une double casquette qui répond aux deux principaux volets de sa mission. On aime aussi la jeunesse de l’équipe fondatrice, Adeline (diplômée de l’IEP et détentrice d’un Cap boulangerie), Marie (titulaire d’un master 2 communication et solidarité) et Lucie (diplômée d’un doctorat en ergonomie et d’un brevet de responsable d’exploitation agricole). Trop fortes les filles. 

Du 6 mars au 4 avril en Normandie, deuxième édition des Chantiers communs organisée par Territoires Pionniers et la Maison de l'architecture.

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