Nous continuons à partager nos rendez-vous entre le journal des solutions dans le cadre des solidarités jeunes et des initiatives elles aussi très largement solidaires.

Premier grand exemple de solidarité  étudiante qui existe depuis bientôt 10 ans, les AGORAé, autrement dit  les épiceries solidaires, sorte de tiers-lieux multi-services lancés par  la plus grande organisation étudiante en France, La Fage qui touche  environ 300 000 étudiantes et étudiants. Quant au service typique des  Carnets de campagne, nous donnerons la parole à l’Association Régie Urbaine d’Angoulême qui vient au secours de femmes de quartiers  prioritaires de la ville. 

Toujours dans le cadre des initiatives jeunes et étudiants (et merci de continuer  à nous informer de leur existence quelle que soit la région), voici Campus Market, créé en 2017 par des étudiants lillois de l’HEI, école  des hautes études d’ingénieur, et dont la principale mission est de  collecter des meubles sur les campus et de les proposer à très bas prix  aux étudiants en prévision d’un emménagement. Les ventes en période de  pré-rentrée se déroulent principalement en ligne et ensuite un point de  récupération est proposé. Campus market organise également des marchés  éphémères réservés aux étudiants. Mais l’association apporte depuis sa  création d’autres services comme celui du TAF selon l’expression d’Elsa,  présidente de Campus market avec des conseils pour améliorer les  conditions de travail. Si les actions sont principalement réalisées à  Lille, l’association touche d’autres campus et a créé des collectes et  ventes de meubles à Paris avec un ensemble de partenaires associatifs de  la capitale. En 3 ans l’association a gagné de nombreux soutiens et  affiche des aides effectuées auprès de 2000 étudiants jusqu’à présent et  ce n’est, hélas, qu’un début comme le prouve le courrier de Paul,  membre de Campus Market, qui nous fait un retour direct des campus : «  ils ont presque tous eu des périodes avec le moral à zéro, ces derniers  mois ». les étudiants déplorent, dans les témoignages qu’ils adressent à  l’association via Facebook et surtout instagram, que les cours à  distance pénalisent tout le monde y compris les profs qui ont parfois  des difficultés à s’adapter à cette méthode ou que le stress est aussi  dû aux changements réguliers des calendriers des examens et de  l’organisation des cours. 

Les initiatives pour débloquer les actions culturelles de leur enfermement  ne manquent pas. Elles sont locales, mesurées selon les règles  sanitaires, mais bien utiles pour donner une raison aux artistes de  s’accrocher à leur métier et aux spectateurs de quitter l’écran de leur  ordinateur ou de leur télé. Donc voici la proposition de l’association culturelle Yapluka domiciliée à Fréniches dans l’Oise. Sa première opération a été une livraison de spectacles à domicile le 31 janvier  dernier. Sur simple coup de fil, on peut choisir un des spectacles  proposés au cours de cette journée. La seconde journée est prévue le  dimanche 14 mars à la demande de ma municipalité de Noyon dans l’Oise,  toujours. Les formules proposées sont courtes, 10 à 15 minutes et  peuvent prendre place dans un jardin, un salon ou sur une place. 4 types  d’intervention seront au menu : musique, cirque, arts plastiques et  contes. L’association profitera de cet après-midi pour présenter son  projet de lieu culturel et de festival des arts de la rue. Les  spectacles du 14 mars sont tous gratuits. 

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