Pour cette dernière journée dans l’Isère, nous vous proposons d’écouter l’histoire exemplaire d’une monnaie complémentaire qui se veut citoyenne dans le bassin grenoblois.

Elle s’appelle le Cairn et rares sont les exemples de monnaies locales qui ont pris une telle importance grâce à un accompagnement des collectivités locales : le Cairn ne donne pas accès uniquement à des commerces de proximité  dans des conditions préférentielles, mais il est utilisable pour visiter les musées et il est même employé dans l’émission de paiements de services et de travaux. 

Premier sujet qui mérite d’ouvrir cette édition, le programme Solidarité Energie avec des partenaires africains mis en place par le lycée Pierre Termier de Grenoble. 1er invité de ces Carnets, Christophe Gauthier, enseignant, chargé du projet Solidarité Energie. A lire en parallèle, l’article de Laurent Grzybowski dans les pages numériques de La Vie

Je conservais depuis un moment le courrier de Raphaëlle, qu’elle veuille bien m’excuser de ne pas l’avoir utilisé dès réception. Comme nous passons à nouveau dans le département de l’Isère, je cite les références transmises par notre correspondante : Cabestan est une des plus grandes sociétés coopératives d’artisans du bâtiment. Pour cause ils sont 250 salariés et entrepreneurs de la coopérative. Je cite Raphaëlle : «ces artisans disposent de l’autonomie dont ils ont besoin pour gérer leurs chantiers tout en bénéficiant d’un large réseau de collègues partageant les mêmes valeurs pour s’entraider et travailler en ensemble en fonction des chantiers ».  Cabestan a son siège à Grenoble, base administrative des 250 salariés répartis en région Auvergne Rhône Alpes et représentant près de 60 métiers du bâtiment et de la construction. Cabestan est aussi partenaire depuis sa création en 2009 du centre de formation à l’écoconstruction et à la rénovation du patrimoine, Aplomb. Volontairement engagé dans une revalorisation des métiers du bâtiment, immense champ d’emplois, le centre est animé par un noyau de 6 professionnels auquel s’adjoignent une quinzaine d’intervenants dans le  cadre des formations longues en section patrimoine et en section écoconstruction. 

Merci Jérémy : A chaque fois que j’entends votre émission, cela me donne des idées, alors je me suis dit pourquoi pas nous. Eux sont des producteurs, Jérémy a son pota’djé, soit des légumes bios qu’il cultive à Doissin. Mais il y a aussi Cédric, héliciculteur à Virieu, Magali avec ses fruits et ses plantes aromatiques à Bizonnes ou Xavier avec sa viande porcine à la Ferme d’Isé. Difficile de citer tout le monde, une chocolatière et une recyclerie et encore d’autres producteurs et artisans. Dans ces terres froides comme on les appelle, Jérémy et les autres se sont rassemblés à la ferme de Doissin pour créer le marché « A tout bout d’champ » sous une halle auto-construite et qui fait le plein l’été. Une buvette, en plus permet, d’apprendre à se connaître en partageant un moment sympa. Si les Carnets donnent de telles idées, alors la partie est gagnée. (Je signale que l’expression a tout bout d’champ circule beaucoup dans les milieux agricoles alternatifs). 

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