Dans le Val d’Oise, nos Carnets ont l’embarras du choix entre agriculture urbaine et culture alternative selon le sommaire de ce mardi.

Culture alternative avec le collectif Zigzag qui présente la particularité de réunir des professionnels du médico-social et des artistes comédiens et clown de l’association les Zigonez. Le résultat de cette réunion est la création de performances théâtrales avec des personnes porteuses d’un handicap. Ces improvisations ont été qualifiées d’exemples d’excellence par un programme européen d’inclusion des personnes handicapées. Matt K’Danet s’en expliquera tout à l’heure en nous présentant le spectacle Balbutio

Une certaine agriculture urbaine pour commencer avec une invention qui trouve un large écho auprès des collectivités. Notre première est Aurélie Deroo, créatrice du Cocott'arium, Entreprise de l’ESS proposant de mettre des poules en ville pour éduquer, recycler et partager entre habitants. 

Nos confrères du magazine Village ont la bonne idée de publier un hors-série consacré au renouveau de l’alimentation de proximité. Bien des choses ont changé depuis 10 ans et depuis la définition des circuits courts comme un « mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire » selon le ministère de l’Agriculture. Ce qui a changé tient d’abord au nombre de ceux-ci, à l’apport d’une rémunération supplémentaire indispensable aux producteurs et agriculteurs. Selon une étude menée par l’INRA en 2017, sur 100 euros dépensés dans un magasin de proximité par des consommateurs, 91 euros revenaient aux producteurs-fournisseurs et aux salariés. Ce qui a changé, c’est la reprise en main par les consommateurs eux-mêmes d’espaces de vente sous forme de marchés ou supermarchés coopératifs et participatif. Le hors-série donne l’exemple du Superquinquin de Lille qui fédère aujourd’hui 1300 sociétaires, qui emploie 4 salariés et un directeur de vente et de gestion et qui a atteint en 2018 un chiffre d’affaires d’un million d’euros. Par ailleurs, les circuits d’alimentation locale se sont structurés depuis peu à l’image du Réseau Mixte Technologique (RMT) Alimentation locale. Ce réseau agréé par le Ministère de l’Agriculture regroupe une trentaine d’organismes de recherche, de développement et de formation. 

Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.