Le menu de ces carnets se partage comme chaque jour entre une initiative solidaire et une nouvelle activité.

Le menu de ces carnets se partage comme chaque jour entre une  initiative solidaire et une nouvelle activité. En l’occurrence la jeune entreprise dont il sera question tout à l’heure se situe en  Charente-Maritime et part d’un type de déchet particulier : les paires  de lunettes. 13 millions de paires sont jetées chaque année en Europe.  Ainsi est née Lunel Vintage une gamme de lunettes de soleil conçue sur  des montures anciennes et donc vintage. Non seulement le recyclage  concerne ces articles, mais l’entreprise réalise les étuis à partir de  matériaux recyclés et fabrique ses cartes de visite sur du vieux papier  peint. Rien ne se perd. 

La solidarité ne se perd pas non plus comme  c’est le cas tout de suite avec l’association Arc en ciel. Notre invité est Jacques Siefert pour le projet de maraîchage urbain Biodiver'Cité à Lyon. Le projet Biodiver'Cité vise à créer un jardin urbain productif dans un objectif d'insertion de jeunes habitant un quartier populaire.

A  Marseille il n’y a pas le feu au lac et encore moins à la Méditerranée,  mais il y a urgence pour maintenir un superbe lieu d’agriculture  urbaine : le talus. C’est Olivier Martocq notre ami correspondant de  France Inter et France Info à Marseille qui nous transmet l’appel lancé  par le talus. Installé dans le 12ème arrondissement de Marseille, cette  ancienne friche transformée en ferme urbaine participative et conçue  comme un laboratoire à ciel ouvert de la transition écologique, risque  de disparaître sous le coup de la nouvelle ligne ferroviaire Paca.  L’enjeu à cet endroit est de tracer la ligne sans utiliser les parcelles  du talus. Ce n’est pas la première fois qu’un tel schéma se dessine sur  des terrains investis par les bonnes volontés, mais force est de  reconnaître que le talus remplit pleinement ses fonctions de producteur  de fruits et légumes et de formateur aux pratiques agroécologiques : 6  salariés en CDI, 35 volontaires en service civique, plus de 5000  bénévoles et adhérents, 70 000 visiteurs par an, 3 tonnes et demi de  légumes produites, plus de 15 000 repas bio préparés et vendus à tarif  préférentiel. Lent à s’implanter dans cet écosystème et non  délocalisable, le talus invite jusqu’au 15 avril toute personne sensible  à cette démarche à participer à la sauvegarde du lieu en remplissant un  formulaire sur le site du talus.

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