Dernière édition dans le Nord avec toujours deux initiatives qui valent le coup d’être connues.

La première s’appelle Reg’art pour changer le regard par des constructions et créations artistiques. La formule est quelque peu  énigmatique mais vous allez mieux la comprendre dans un court instant en écoutant Perrine Silvert, fondatrice de la junior association Reg'art et aussi après la lecture de l’article de Laurent Grzybowski dans les pages numériques de La Vie

La deuxième est R3E, un  fond d’investissement pour aider à la création d’entreprises constitué  de l’apport de finances de cadres et de chefs d’entreprises de la  métropole lilloise. Nous erons avec Christophe Guillerme, membre des fondateurs du fonds d'investissement R3E pour en parler.

Et puis pour la petite histoire j’ai découvert le  plus court circuit-court des carnets. On le doit à un boulanger de  Nordpeene, Antony Boulanger (ça ne s’invente pas) qui produit lui-même  sa farine issu du blé de deux agriculteurs du village. Entre le produit  brut et le produit fini, il n’y a que 5 km. La boulangerie s’appelle aux  délices des Flandres. 

J’ai souvent  cité en exemple du Made In France les réalisations de Thomas Huriez,  jeans et baskets, 1083. 1083 comme la diagonale la plus longue qui  traverse la France. Toutes les phases de fabrication sont inclues dans  le périmètre national. C’est sur une échelle similaire qu’est née la  marque A demain qui produit des parures de lits dont toutes les étapes  sont réalisées cette fois à moins de 750km de l’atelier de l’entreprise à  Nieppe près de Lille. Laura précise dans son courrier que les parures  sont toutes en coton biologique et certifiées made in France à la seule  exception du coton. Evidemment. Enfin presque, car à notre connaissance  le seul en France a tenté l’aventure de la culture de coton est un petit  groupe d’agriculteurs du Gers. L’aventure est risquée car la graine de coton exige une température du sol à 15° au minimum pour espérer une  bonne floraison, floraison qui peut être ruinée par des assauts du temps  et des orages. Bref la partie n’est pas gagnée, d’autant que  l’expérience gersoise permet une production à l’hectare très basse en  comparaison des pays producteurs de l’hémisphère sud. Donc à Demain fait  le pari d’un linge de maison de qualité France et écoresponsable grâce à  un réseau de prestataires des Vosges pour le tissage, du Pas-de-Calais  pour la teinture, de l’Oise pour la fabrication des coussins ou de la  Loire pour le passepoil et les vignettes tissées. Les autres étapes sont  réalisées dans le Nord. 

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