Dans les Pyrénées orientales, depuis 2009 une modeste friperie fait un remarquable travail auprès des plus modestes sous le nom de Fripouille, association solidaire implantée à Estagel.

L'association Fripouille mérite d’être signalée ici. Mais la solidarité existe ailleurs. Exemple avec l’invention de Jérémie Jeanne, invention présentée dans les pages numériques de La Vie et avec l’association de transport solidaire en Armagnac landais (TSEAL). Contact : tseal.landes@gmail.com

Je profite de cette ultime édition dans les PO pour parler à nouveau de la société Ecocup dont nous avions relaté l’ascension il y a quelques années. Tout commence selon Emmanuel, un des trois fondateurs de cette association en 2006, transformée depuis 2008 en SARL, par une prise de conscience des déchets plastiques qui jonchaient les rues à la suite d’une féria organisée à Céret. De là naquit l’idée de gobelets réutilisables selon un modèle économique déjà en vigueur en Espagne. Labellisée entreprise d’insertion, Ecocup va très vite séduire ses premiers clients, les festivaliers en première ligne avec ses gobelets consignés et fabriqués et imprimés en totalité en France. Le concept s’exportera rapidement vers la Suisse ou la Belgique. Ce qui était novateur à l’époque est pour ainsi dire entré dans les moeurs aujourd’hui. De 1 salarié en 2009, la société emploie une cinquantaine de personnes dont une dizaine en insertion. Après le Eurockéennes de Belfort ou Solidays à Paris, Ecocup a étendu sa couverture à près de 2000 manifestations dont les vieilles charrues, les francofolies, les 24 heures du Mans et à des fédérations sportives. La réussite de cette petite aventure née dans l’esprit de 3 copains tient à la souplesse de ses procédures puisque la société vend, mais loue également les contenants et les nettoie avant de les remettre en circulation. Sur la base d’une consigne d’un euro par gobelet, le consommateur a tout loisir de le conserver en souvenir ou de le rendre à l’organisateur et de récupérer ainsi son euro de consigne. 

La place de cette mission dans des perspectives écologiques urgentes n’est plus à démontrer. Elle permet de rappeler que le gouvernement a fixé à une date  certes très lointaine la disparition totale de tout produit plastique à 2040. Il n’empêche que la loi de 2015 sur la transition énergétique et celle de 2016 sur la biodiversité ont préparé la disparition des vaisselles, gobelets plastiques et cotons-tiges à usage unique (un coton-tige à usage répété semble improbable) des rayons des grands magasins et grandes surfaces depuis le 1er janvier de cette nouvelle année. En attendant mieux, la France ambitionne de recycler 100% de son plastique d’ici 2025.

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