Ouvrons ce volet par un projet un projet d’éco-hameau porté par une commune du Val d'Oise puis mettons le cap sur le Gard pour aller à la rencontre d'un artisan confiturier surprenant.

Il existe des expériences collectives qui sont portées par des communes. C’est le cas dans le Val d’Oise avec la commune de Saint Cyr en Arthies qui, appuyée par le Parc naturel régional du Vexin français, a consulté les habitants. Il en a résulté un projet d’éco-hameau dont une des premières bénéficiaires sera la famille de Clémence Thielland, notre première invitée. L'éco-hameau du champ Foulon à Saint-Cyr-en-Arthies.

Lors d’un passage récent dans le Gard, mon attention et surtout mes papilles gustatives avaient été mises en éveil par le travail alléchant d’un artisan confiturier, Frédéric Fontvieille. Créateur de recettes improbables et surtout inédites, à la Cuillère gourmande, il sera notre deuxième témoin.

C’est une fâcheuse manie : dès que nous abordons le secteur du vêtement, nous sommes en face de l’importation massive sinon abusive de produits peu écologiques et surtout synonymes de coût du travail au rabais. Rares sont les productions qui, à l’inverse, sont exportées depuis la France vers des pays d’Asie. 

Parmi les exceptions figure cette drôle de marque de Berthe aux Grands pieds. Régis, correspondant des carnets et fondateur de cette entreprise, nous invite à nous pencher sur le cas de cette pépite du savoir-faire français. La fameuse Berthe était le surnom attribué à Bertrade de Laon, épouse de Pépin le Bref et mère de Charlemagne. Bertrade serait née avec un pied bot, ce qui expliquerait le surnom. 

La marque, quant à elle, a été déposée en 1990 et elle désigne une gamme de chaussettes, bas, collants, pulls et sneakers qui respecte le 100% Made in France. Dès sa création cette chère Berthe s’est associée à la Manufacture Perrin pour réaliser ses articles. Cette manufacture de bonneterie fondée en 1924 est une entreprise du Patrimoine Vivant installée à Montceau-les-Mines. Les premières commercialisations eurent lieu sur les marchés d’Angers et de Nantes où se situe l’atelier de création. Une première collection de chaussettes est lancée en 2003 avec la manufacture qui emploie 100 personnes. L’année suivante c’est au tour d’une ligne de bas de se répandre sur le marché national avec l’appui d’une entreprise familiale nîmoise qui compte 25 salariés. Viendront ensuite les pulls et la sneaker Berthe dont la production est réalisée par une entreprise d’Angers, La Manufacture. 

Pour résumer, cette production 100% française fait travailler 300 personnes et elle s’exporte en Europe, Aux USA et donc en Asie.

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