Dans le Gard, département fil rouge de la semaine, c’est le tout nouveau pôle d’innovation sociale sport et handicap qui retient notre attention.

Isabelle Viallat, coordinatrice du Pôle innovation sociale sport et handicap du Gard, est la première invitée de ces Carnets.

Nous prendrons ensuite la direction du Nord pour découvrir le Pop Café de Lille. Pop car populaire, ce tiers-lieu est destiné à ne laisser personne sur le bas-côté de la voie des pratiques numériques. On parle effectivement d’un fort pourcentage de personnes victimes d’illectronisme dans les Hauts-de-France, situation à laquelle le groupe Pop répond en créant ces lieux alternatifs des Pop cafés.

Si je ne saluais pas les actions de l’association gardoise, « Terre des enfants », je manquerais à mon devoir. Oui, Jean-Michel, cette association est formidable (Jean-Michel est notre correspondant pour Terre des enfants) dont la mission est ainsi résumée : « Tant qu’un enfant sera exposé sans secours à sa faim, son mal, son abandon, sa misère ou sa peine, où qu’il soit, quel qu’il soit, le mouvement Terre des enfants créé à cette fin, se vouera à son sauvetage immédiat et aussi total que possible ». Cette cause paraît tellement essentielle, alors que notre quotidien avec ses débats pré-électoraux nous éloigne de cette vérité première. Avec ses 220 adhérents et sa centaine de bénévoles actifs, l’association fait des petits miracles à Madagascar, au Burkina Faso et en Roumanie. Ses ressources proviennent des manifestations qu’elle organise et des dons qu’elle perçoit soit un budget de près de 350 000 euros afin de gérer avec des correspondants locaux des orphelinats et des foyers. C’est dans ces maisons que les enfants sont nourris, soignés et scolarisés et c’est depuis ces hébergements que les enfants entretiennent une correspondance avec des parrains et marraines en France. Au total Terre des enfants soutient 3 centres à Tamatave (une maison pour les bébés et les jeunes enfants), un foyer pour les adolescents et un campus étudiants pour les plus grands, un centre à Nouna au Burkina et des écoles maternelles à Moldova Noua en Roumanie. Le témoignage de la directrice de ces écoles est direct : « la ville va mal, il n’y a pas de travail, tout est cher et la population se débrouille très difficilement ». La cause des enfants pris au piège ou victimes de ces situations se défend grâce à ce type d’associations de solidarité qui permettent par ailleurs de rémunérer des cadres et éducateurs. Ils sont 55 à être salariés sur les sites malgaches.

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