Encore une invention et donc une solution aux besoins de nos contemporains avec un espace de vie sociale itinérant dans les Alpes Maritimes grâce à l’association Bulle d’Aires qui va témoigner dans un court instant.

Fanny Tirard, présidente de l'association Bulle d'Aires à Roquesteron est la première invitée de ces Carnets

Ce mois d’octobre est peint en rose et comme toujours, mieux vaut une belle expérience aussi lourde soit-elle à porter, qu’un beau discours. Notre coup de cœur d’octobre rose nous attend dans le département de Haute-Savoie en la personne d’Annabel Brourhant dont l’action avec son association Hope, au bénéfice des femmes atteintes d’un cancer du sein, est remarquable à tout point de vue.

J’ai entre les mains le courrier de Jean, un long courriel qui vous transperce tellement il touche l’humanité qui est en chacun de nous. Jean est papa d’un jeune homme qui est lourdement handicapé : Romaric a 33 ans et outre sa trisomie 21, il est sourd et muet. Comme l’écrit Jean, Romaric « n’a pas de langage, mais manifeste par son attitude un bonheur de vivre depuis qu’il est à l’Arche » de Grasse. Cet établissement, qui fait partie des 33 communautés en France sans compter les antennes internationales, héberge 21 adultes souffrant d’un handicap mental et reçoit 9 autres personnes dans son foyer de jour. Dans cet établissement, les résidents sont répartis entre 3 foyers qui assurent une relation familiale où chacun intervient pour entretenir le logement et préparer les repas quotidiens. La communauté de Grasse a aussi 3 ateliers de travail : un atelier cuisine, un atelier artisanat et un atelier production alimentaire dont une unité de fabrication d’huile d’Olive. Jean témoigne des changements de comportements de son fils depuis qu’il est à l’Arche. En effet on lui a fait remarquer que Romaric avait grandi, ce à quoi le fondateur de cette communauté a répondu : « non il n’a pas grandi, il s’est redressé ». Notre correspondant en conclue que la fierté de trouver un foyer autonome « lui a redressé l’échine et lui a donné un grand sourire ». Si aujourd’hui jean nous écrit, ce n’est pas pour nous apitoyer sur son sort et celui de son fils ( Jean est aveugle et donc ne voit pas son fils « grandir ») , mais pour nous alerter sur le réseau de la communauté qui a perdu beaucoup de dons à partir de la médiatisation des agressions sexuelles dont Jean Vanier, le créateur du réseau, a été l’auteur. Bien que décédé en 2019, l’ombre de Vanier et les effets du drame continuent à peser sur les communautés qui peinent à se maintenir. Voilà, c’est tout ce que je souhaitais vous dire avec la lettre de Jean. Je vous confie le site de la communauté de l’Arche à Grasse et vous en ferez ce que voulez. 

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