Un nouveau film de Martin Scorsese, sur les écrans le 14 décembre, "Hugo Cabret", dont le compositeur Howard Shore a signé la musique.

Hugo Cabret de Martin Scorsese
Hugo Cabret de Martin Scorsese © GK Films, LLC

Dans le Paris des années 30, Hugo est un orphelin de douze ans qui vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme. De son père, il ne lui reste qu’un étrange automate dont il cherche la clé – en forme de coeur – qui pourrait le faire fonctionner. En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé, mais ce n’est que le début de l’aventure…

programmation musicale :

Howard Shore : Musique Originale pour "Hugo Cabret" de Martin Scorsese : Trains (extrait)

Orchestre

direction : Howard Shore

HOWE RECORDS HWR-1007 (cb 8 99158 00207 9)

Howard Shore : Musique Originale pour "Hugo Cabret" de Martin Scorsese : Le magicien

Orchestre

direction : Howard Shore

HOWE RECORDS HWR-1007 (cb 8 99158 00207 9)

Howard Shore : Musique Originale pour "Aviator" de Martin Scorsese : Icarus

Orchestre

direction : Howard Shore

DECCA B 0003979-02 (cb 0 75021 03579 9)

Pietro Mascagni : Cavalleria Rusticana : Intermezzo

Orchestre du Théâtre Municipal de Bologne

direction : Arturo Basile

CAPITOL - EMI 72435-60322-2-4 (cb 7 24356 03222 4)

dans le film "Raging Bull" de Martin Scorsese

Georges Delerue : Musique Origninale pour "Le Mépris" de Jean-Luc Godard : Thème de Camille

UNIVERSAL 278 620 5 (coffret 3 CD ref 278 603 7 - cb 6 02527 86037 4)

titre du coffret : Nouvelle Vague - Chansons et Musiques de Films

dans le film "Casino" de Martin Scorsese

Jean-Sébastien Bach : Passion selon Saint-Matthieu : "Nous nous asseyons en larmes"

Chicago Symphony Orchestra and Chorus

direction : Sir Georg Solti

DECCA MCPS 421 180-2 (coffret 3 CD ref 421 177-2)

titre du coffret : Jean-Sébastien Bach : Passion selon Saint-Matthieu

dans le film "Casino" de Martin Scorsese

Bernard Hermann / adaptation Elmer Bernstein :

Musique Originale pour "Les Nerfs à Vif" de Martin Scorsese : Max (extrait)

MCA RECORDS MCD 10463 (cb 0 0881-10463-2)

titre du CD : Cape Fear

Elmer Bernstein : Musique Originale pour "Le Temps de l'Innocence" de Martin Scorsese : Thème

Orchestre

direction : Elmer Bernstein

EPIC SOUNDTRAX EPC 474576 2 (cb 5 099747 457623)

Johann Strauss : Valse de l'Empereur et Légendes de la Forêt Viennoise (extraits)

London Philharmonic

direction : Jacek Kaspszyk

EPIC SOUNDTRAX EPC 474576 2 (cb 5 099747 457623)

dans "Le Temps de l'Innocence" de Martin Scorsese

Howard Shore : Musique Originale pour "Hugo Cabret" de Martin Scorsese : La poursuite

Orchestre

direction : Howard Shore

HOWE RECORDS HWR-1007 (cb 8 99158 00207 9)

Howard Shore : Musique Originale pour "Hugo Cabret" de Martin Scorsese : L'invention des rêves (extrait)

Orchestre

direction : Howard Shore

HOWE RECORDS HWR-1007 (cb 8 99158 00207 9)

Howard Shore : Musique Originale pour "Hugo Cabret" de Martin Scorsese :

Papa Georges faisait des films (extrait)

Orchestre

direction : Howard Shore

HOWE RECORDS HWR-1007 (cb 8 99158 00207 9)

la biographie de :

Martin Scorsese
Martin Scorsese © GK Films, LLC / Jaap Buitendijk

MARTIN SCORSESE

Réalisateur et producteur

Petit-fils d’immigrants siciliens, Martin Scorsese naît en 1942 à New York. Il grandit dans le quartier de « Little Italy » et pense d’abord à s’orienter vers la religion, mais sa passion du cinéma le pousse à choisir des études à l’université de New York, où il sera par la suite chargé de cours. Il obtient une licence en communication et cinéma en 1964 puis une maîtrise en 1966. Il réalise quelques courts métrages durant ses études dont « The Big Shave », qui sera primé, puis en 1968 un premier long métrage autobiographique, WHO’S THAT KNOCKING AT MY DOOR ?

Assistant réalisateur et monteur sur le film documentaire WOODSTOCK de Michael Wadleigh en 1970, il signe un documentaire sur les manifestations contre l’invasion du Cambodge par l’armée américaine, « Street Scenes », puis part pour Hollywood. C’est là qu’il rencontre le producteur Roger Corman, qui lui confie la réalisation de BERTHA BOXCAR, un drame policier à contexte social.

C’est en 1973 que le grand public le découvre, avec MEAN STREETS, interprété par Robert De Niro et Harvey Keitel. Scorsese choisit ses morceaux préférés pour la bande-son. Il revient ensuite à ses origines avec « Italianamerican », un documentaire de commande pour la télévision, en 1974. ALICE N’EST PLUS ICI est son premier succès commercial majeur et vaut à Ellen Burstyn l’Oscar de la meilleure actrice. TAXI DRIVER, écrit par Paul Schrader, le consacre comme l’un des meilleurs réalisateurs de sa génération et offre à Robert De Niro l’occasion de camper un remarquable portrait dramatique. Le film vaut à Scorsese une citation au BAFTA Award du meilleur réalisateur, est cité à quatre Oscars et remporte la Palme d’Or à Cannes.

Avec NEW YORK, NEW YORK en 1977, Scorsese offre un étonnant cocktail de comédie musicale et de film noir, avant de mener une réflexion sur les pulsions autodestructrices des artistes avec THE LAST WALTZ l’année suivante. Dans ce documentaire sur l’extraordinaire dernier concert

du groupe The Band, on voit jouer des légendes du rock comme Eric Clapton, Bob Dylan, Muddy Waters, Van Morrison et Ringo Starr. Scorsese tourne ensuite « American Boy », un film documentaire en 16 mm sur son ami Steven Prince.

Raging Bull, de Martin Scorsese
Raging Bull, de Martin Scorsese © Radio France

1980 est l’année d’un nouveau chef-d’oeuvre, RAGING BULL, qui vaut à Scorsese ses premières citations à l’Oscar et au Golden Globe du meilleur réalisateur et à De Niro son premier Oscar pour le rôle de Jake La Motta. Le réalisateur retourne au spectacle avec LA VALSE DES PANTINS, présenté en ouverture du Festival de Cannes. Ce sera ensuite une comédie grinçante, AFTER HOURS, pour laquelle Scorsese obtient le Prix de la mise en scène à Cannes. Il signe par la suite LA COULEUR DE L’ARGENT, pour lequel Paul Newman retrouve le personnage qu’il avait incarné vingt-cinq ans auparavant dans L’ARNAQUEUR de Robert Rossen, et obtient son premier Oscar du meilleur acteur. L’année suivante, il réalise pour Michael Jackson le clip de « Bad ».

LA DERNIÈRE TENTATION DU CHRIST, sur un scénario de Paul Schrader d’après le livre de Nikos Kazantzakis, soulève la polémique, mais Scorsese est nommé pour la deuxième fois à l’Oscar du meilleur réalisateur. Il met en scène un segment de NEW YORK STORIES, puis s’intéresse à l’un de ses sujets de prédilection, la Mafia, dans LES AFFRANCHIS, qui lui vaut une citation à l’Oscar du meilleur réalisateur et une à celui du meilleur scénario d’adaptation, avec Nicholas Pileggi, ainsi que deux citations aux Golden Globes et les Prix du meilleur film et du meilleur réalisateur des associations de critiques de New York, Los Angeles, Chicago et de la National Society of Film Critics. Scorsese obtient le Lion d’Argent au Festival de Venise.

Le tournage des AFFRANCHIS terminé, il passe devant la caméra pour jouer Vincent Van Gogh sous la direction d’Akira Kurosawa dans l’un des épisodes de RÊVES. Après le succès du thriller LES NERFS À VIF, il réalise LE TEMPS DE L’INNOCENCE, film en costumes adapté d’un roman d’Edith Wharton, pour lequel il partage avec Jay Cocks une citation à l’Oscar du meilleur scénario d’adaptation et est cité au Golden Globe du meilleur réalisateur.

Casino, de Martin Scorsese
Casino, de Martin Scorsese © Radio France

C’est ensuite à nouveau un film sur la Mafia avec CASINO, pour lequel il est cité au Golden Globe du meilleur réalisateur, puis le somptueux KUNDUN. En 1996, Martin Scorsese coréalise avec Michael Henry Wilson un documentaire de quatre heures, A PERSONAL JOURNEY WITH MARTIN SCORSESE THROUGH AMERICAN MOVIES, commandé par le British Film Institute pour célébrer le centenaire de la naissance du cinéma.

Avec À TOMBEAU OUVERT, Scorsese revient à la fiction et réalise une comédie dramatique d’après le roman de Joe Connelly, qui se déroule dans le quartier le plus chaud de Manhattan, Hell’s Kitchen. En 2001, il signe un documentaire épique dans lequel il parle de son amour pour le cinéma italien, MON VOYAGE EN ITALIE. Il connaît l’année suivante un nouveau succès avec GANGS OF NEW YORK, d’après un scénario qu’il avait commencé à écrire vingt-trois ans auparavant, un drame social et politique situé dans les quartiers pauvres de New York au milieu du XIXe siècle. Le film a valu notamment à Scorsese le Golden Globe du meilleur réalisateur.

En 2003, il rassemble six autres grands réalisateurs pour célébrer le blues sous forme d’une collection de sept longs métrages intitulée MARTIN SCORSESE PRESENTS : THE BLUES. Il signe un des films, DU MALI AU MISSISSIPPI, les autres étant réalisés par Wim Wenders, Charles Burnett, Clint Eastwood, Mike Figgis, Marc Levin et Richard Pearce. Les films ont été diffusés sur PBS.

En décembre 2004 sort AVIATOR, qui obtient cinq Oscars, le Golden Globe et e BAFTA Award du meilleur film. Un an plus tard, NO DIRECTION HOME : BOB DYLAN, un documentaire sur la carrière de Dylan, est diffusé dans le cadre de la série « American Masters » sur PBS et en DVD.

Son film suivant, LES INFILTRÉS, a connu un grand succès fin 2006 et a reçu notamment le Directors Guild of America Award, le Golden Globe, le New York Film Critics Award, le National Board of Review Award et le Critics Choice Award du meilleur réalisateur, ainsi que quatre Oscars dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur.

Martin Scorsese a réalisé en 2008 SHINE A LIGHT, un documentaire sur la carrière des Rolling Stones et un concert remarquable.

Il a depuis été producteur du film de Jean-Marc Vallée VICTORIA : LES JEUNES ANNÉES D’UNE REINE, avec Emily Blunt, Rupert Friend et Paul Bettany.

Plus récemment, en 2010, il a réalisé et produit SHUTTER ISLAND, tiré du livre de Dennis Lehane, dans lequel il dirigeait Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo, Ben Kingsley et Michelle Williams. Il a également réalisé et produit deux documentaires, ELIA KAZAN : A LETTER TO ELIA, couronné par un Peabody Award et diffusé sur PBS, et PUBLIC SPEAKING, sur l’auteur new-yorkais Fran Lebowitz, pour HBO. En 2011, il a produit et réalisé le documentaire GEORGE HARRISON : LIVING

IN THE MATERIAL WORLD.

Côté télévision, il est producteur exécutif de la série de HBO « Boardwalk Empire », dont il a également réalisé le pilote. La série a obtenu le Golden Globe de la meilleure série dramatique et Scorsese le Directors Guild Award de la meilleure réalisation pour une série dramatique.

Au cours de sa carrière, Martin Scorsese a obtenu de nombreux autres prix prestigieux et citations, dont le HFPA Cecil B. DeMille Award en 2010, le Kennedy Centers Honors en 2007, le Directors Guild of America Lifetime Achievement Award en 2003, le Life Achievement Award de l’American Film Institute en 1997, l’American Cinematheque Award, un César d’honneur en 2000, un Lion d’Or à Venise pour l’ensemble de sa carrière en 1995 et différentes distinctions de la Los Angeles Film

Critics Association, du National Board of Review, de la National Film Critics Association et du New York Film Critics Circle. Il a été décoré lors du 25e Gala d’honneur de la Film Society of Lincoln Center en 1998. Il a été nommé Commandeur des Arts et des Lettres en 1991. Il a été Président du jury du Festival de Cannes en 1998.

Il est le fondateur et le président de The Film Foundation, une association vouée à la préservation et la protection des oeuvres cinématographiques. En 2007, il a créé la World Cinema Foundation, dont il est aussi président, pour la préservation et la restauration de films du monde entier, et notamment ceux des pays en voie de développement qui manquent de ressources financières et techniques pour accomplir eux-mêmes cette tâche.

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