Celle qui tue, c’est Witch… Celui qui meurt, c'est Khan, un banquier anglais.

Gros plan d'un œil
Gros plan d'un œil © Getty / Klaudia Dera/EyeEm

_"A présent, il ne reste que Khan. Il semble dormir paisiblement. Witch s’accroupit, le visage à la hauteur de celui de Khan. Elle est à moins de deux mètres de lui, pas assez proche pour qu’il puisse, en un geste désespéré, se jeter sur elle, mais suffisamment pour pourvoir l’examiner. Et plus elle l’examine, plus il devient inhumain à ses yeux. Il devint un objectif, un marché, un ensemble de chiffres trafiqués dans un livre de comptes. Il devient son salaire.

- Monsieur Khan, souffle t-elle, Monsieur Khan.

Un œil s’entrouvre.

- C’est l’heure de vous réveiller, Monsieur Khan.

Witch, souriante, a déjà le bon poignard affûté à la main."

Nom de Code : Witch, de Ian Rankin, c’est un récit alterné…entre deux traques…celle de Witch pour atteindre ses cibles, celle des services secrets français et britanniques pour atteindre Witch…La tueuse à gages, la terroriste, mais surtout, la femme invisible, celle qui sait se fondre dans une foule londonienne pourtant sous surveillance…

"Elle avait passé l’essentiel des 5 jours précédents à Londres, à observer. Parfois, elle avait été une touriste, son plan et son sac plastique de chez Fortnum à la main, la tête levée vers les monuments tandis que les gens qui l’entouraient gardaient les yeux soit fermement fixés devant eux, soit baissés, rivés syr le dallage du trottoir en raison des fissures qu’il fallait éviter. Parfois, elle était une employée de bureau, aussi pressée que les autres, mangeant en vitesse à midi un hamburger dans la rue. Et elle avait été chômeuse, ne sachant comment occuper son temps, assise au pied d’un mur, les genoux sous le menton. Personne ne prêtait vraiment attention à ses diverses incarnations."

Witch a un vrai prénom, un vrai nom, et un vrai adversaire : un ex agent du MI6 qui sort de sa retraite pour neutraliser la femme assassin, avant qu’elle ne disparaisse encore, comme à chaque fois qu’elle tue…Cet agent, Dominic Elder, est le seul à avoir déjà vu Witch. Et il n’en était pas sorti indemne…

"Elle lui donna un coup de talon à la tempe. La douleur se répandit en lui comme du feu. « Tu me surnommes Witch ». Sa voix était calme, presque éthérée. Un coup de pied dans les côtes. Bon sang, quel type de chaussures portait-elle ? Elles étaient comme des armes. Il avait besoin de quelques instants, de quelques instants pour récupérer…Si elle lui laissait quelques instants, il… « Tu es surement mon plus grand fan », lui dit-elle…

A nouveau, le pied de Witch filait dans sa direction. Il le toucha à la mâchoire, le projeta loin de la douleur, dans le noir. Puis, alors qu’Elder était sans connaissance, elle avait gravé un énorme W sur son dos, avec un éclat de verre. Elle l’avait abandonné tandis qu’il se vidait de son sang. On lui avait posé 185 agrafes. Et à plat ventre sur un lit d’hôpital, il les sentait toutes qui maintenaient sa peau."

► ALLER PLUS LOIN | Nom de Code : Witch, de Ian Rankin, aux éditions Le livre de poche

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