Enfermé dans le ventre d'un ours, errant avec une armure médiévale ou encore debout au-dessus des nuages, Abraham Poincheval a exploré l'univers du voyage. Il raconte à Elodie Font ses découvertes passées et futures.

L’artiste et interprète Abraham Poincheval en armure de fer médiévale, juillet 2018, Carnoët, France
L’artiste et interprète Abraham Poincheval en armure de fer médiévale, juillet 2018, Carnoët, France © AFP / Fred Tanneau

Transformer le confinement en quête intime ? C'est le pari d'Abraham Poincheval, lancé bien avant l’épidémie de COVID-19. Depuis presque vingt ans, cet artiste atypique invente des expériences itinérantes ou sédentaires pour découvrir le monde sous des angles encore inexplorés.

J’adore quand la ville me tire les cartes, quand je trouve une carte de jeu par hasard sur ma route.

Voyager… enfermé

En 2006, Abraham Poincheval passe vingt jours sous terre avec l'artiste Laurent Tixador. Ils creusent un tunnel qu'ils referment derrière eux: c'est la première expérience d'enfermement. Depuis cette performance (Horizon moins vingt), Abraham Poincheval a inauguré une nouvelle notion de voyage, plus intérieur que géographique. 

Est ce qu’on est obligé de bouger pour voir des choses ? Voilà la question qui a frôlé l'esprit de cet artiste alençonnais avant de s'allonger dans la peau d'un ours au musée de la Chasse en 2014 ou de s'enfermer dans un rocher pendant une semaine au Palais de Tokyo (Pierre, 2017). 

Enfermement ou ouverture ? Le voyage intérieur d'Abraham Poincheval redessine la limite entre ces notions contraires. L'exploration du temps et de l'espace l'ont amené à entreprendre des performances exceptionnelles. Et son procès créatif continue même en direct sur France Inter. 

Je suis fasciné par les conduits d’air conditionné, j’aimerais pouvoir m’y glisser pour me déplacer comme un lombric dans tous les conduits de la Maison de la Radio. 

D'ailleurs, qui d'autre aurait imaginé de pouvoir un jour marcher sur les nuages ? 

Déplacer les frontières 

Walking on Clouds est la dernière performance de cet artiste "claustrophile", qui sort de ses enfermements pour explorer le ciel. Accroché à une montgolfière, il explore les paysages changeants, où les montagnes et les pleines se défont et renaissent à chaque instant. 

J'ai joué de l'harmonica dans les nuages et toute la forêt en bas m'a répondu. 

Inspiré par les stylites, il se perche à plus de 20 mètres du sol devant la Gare de Lyon à Paris, en 2016 (La Vigie). Voyager dans les nuages est l'étape d'après pour explorer la condition divine ?  

Le message d'Abraham Poincheval

Vagabondez ! 

La vie sur les routes : le témoignage de Pauline

Pauline Le Péculier nous fait voyager au plein milieu de l'Océan, pour un souvenir bleu et profond comme les eaux qui la bercent. Depuis 2008, elle navigue par le monde entier avec son mari Yann et leurs deux enfants. Avec l’aide d’équipiers amoureux de la mer et du spectacle, ils ont monté un ciné-spectacle musical et farfelu, joué lors de leurs escales autour de l’Atlantique.Le projet, nommé Ciné SearCus, évolue au gré du vent et grandi au fil de l’eau, à bord du voilier de Pauline et Yann, fondateurs de l'association "Aux cinéphiles de l'eau"

Pour suivre les voyages artistiques de Pauline, rendez-vous sur la page Facebook du projet ! Un film et un livre retracent les aventures de Pauline et du Ciné SearCus et seront disponibles en septembre. Pour les soutenir, c'est par ici. 

Réagissez, commentez et posez vos questions sur l'application de France Inter ou sur Twitter.

Appel à témoignages: cartes postales sonores

Chacun sa route est à la recherche de témoignages de gens qui ont vécu un voyage particulier, une fugue, un faux départ, une évasion. Envoyez-nous vos récits ou vos idées à l'adresse: elodie.font@radiofrance.com

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