Navigateur et skipper, il nous fait monter sur son trimaran pour un tour du monde à toute vitesse. Pour une fois, il ne navigue pas en solitaire, mais en compagnie d'Elodie Font.

Le navigateur et un skipper François Gabart le 14 novembre 2018 au Gosier, sur l'île française de Guadeloupe.
Le navigateur et un skipper François Gabart le 14 novembre 2018 au Gosier, sur l'île française de Guadeloupe. © AFP / Loïc Venance

Le skipper le plus connu de France revient sur ses voyages autour du globe pour nous raconter le monde caché de la voile. Un monde qu'il a commencer à connaître depuis son plus jeune âge, grâce à ses parents. 

Son premier grand voyage ? Lorsqu'il avait 7 ans toute sa famille, y compris ses trois sœurs, entame une traversée de l'Atlantique. Un voyage familial qui lui fait comprendre la difficulté et le potentiel de la navigation: 

Le bateau c’est la meilleure façon d’apprendre sur soi.

En 2009, il participe à sa première grande course: la transat Jacques Vabre avec le skipper Kito de Pavant et termine second. Il enchaîne alors les compétitions internationales avec des excellents résultats, mais c'est le Vendée Globe de 2012-2013 qui va véritablement inscrire son nom dans l'histoire. 

A bord de son voilier monocoque Macif, François Gabart Course participe à ce tour du monde en solitaire, sans escale ni assistance, et bat plusieurs records. Il améliore le record de distance à la voile en 24 heures à deux reprises et il remporte la 7ème edition du Vendée Globe après 78 jours de navigation, nouveau record. A 29 ans, il est aussi le plus jeune vainqueur de l'épreuve

C'est le premier grand succès du jeune skipper, qui remporte la Route du Rhum l'année suivante en établissant un nouveau record de l'épreuve de sa catégorie en 12 jours et 4 heures. Si d'habitude les marins sont très superstitieux, ce n'est pas le cas de François Gabart : 

Mon père me disaitb: "Il ne faut pas être superstitieux en bateau, ça porte malheur". 

A 37 ans, celui qu'on appelle déjà "le prodige des mers" nous dévoile son secret pour naviguer au mieux : écouter le bateau. L'oreille tendue, il analyse en continue le rythme et le bruit des vagues, de la coque et des voiles pour anticiper ses mouvements. 

Coureur au large, ce n’est que gérer l’imprévu. 

En juin 2020 la Macif, principal sponsor de voile, met fin à ses dix années de partenariat avec François Gabart et au programme Ultim, son trimaran géant de 32 mètres de long. Le jeune skipper continue quand-même à travailler avec l'écurie de course au large MerConcept, qu'il a lui même fondée. 

La lecture de François Gabart

Un extrait de la chanson Vivant de Ben Mazué, qu'il a beaucoup écouté pendant son dernier tour du monde en 2017: 

Je t’écris depuis ma chambre 

Depuis le mois de Septembre 

Depuis que les choses ont changé 

Je t’écris les mains qui tremblent 

C'est plus facile de s'interdire de l’évoquer 

Je pense à toi mille fois par an 

J'essaie pas de faire autrement 

Même s'ils me disent de laisser 

Le temps faire ses affaires 

Pour te garder vivante 

Je te raconterai l’ardente épopée 

De ton équipe d'hier

Appel à témoignages : cartes postales sonores 

Chacun sa route est à la recherche de témoignages de gens qui ont vécu un voyage particulier, une fugue, un faux départ, une évasion. Envoyez-nous vos récits ou vos idées à l'adresse: elodie.font@radiofrance.com

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