Qui n'a jamais été gagné.e par l'anxiété vis-à-vis de la situation climatique ? Qui n'a jamais ressenti quelques syndromes dépressifs face à l'urgence écologique ? Dans "Comment rester écolo sans finir dépressif", la journaliste Laure Noualhat part de son expérience personnelle pour tendre vers une écologie intérieure.

Pour en finir avec l'éco-anxiété.
Pour en finir avec l'éco-anxiété. © Getty / RapidEye

Parcours d'une écolo radicale

Laure Noualhat a été journaliste durant quinze ans à Libération et a notamment ressenti cette expérience d'éco-anxiété au lendemain des lancements des pages "Vertes" du périodique suite à la canicule de 2003.

Depuis, elle a exploré les différents syndromes de l'éco-anxiété et de l'éco-dépression pour les retranscrire et les faire paraître dans son dernier ouvrage intitulé Comment rester écolo sans finir dépressif aux éditions Tana.

Elle continue toujours d'arpenter les chemins de l'environnement et de l'écologie en contribuant à la revue Yggdrasil et au mensuel Siné, et en participant à de nombreux documentaires dont Après Demain qu'elle a co-réalisé avec Cyril Dion. Sur YouTube, elle incarne le caustique personnage de Bridget Kyoto depuis 2010 qui s'empare des questionnements climatiques.

Les syndromes de l'éco-dépression

Vous êtes tristes, moroses, en colère. Vous ressentez de l'impuissance, de l'exaspération, de l'angoisse. Voici notre diagnostic : vous êtes atteint.e.s d'éco-dépression (de dép'éco ou d'éco-dép pour les initié.e.s), à savoir une sensation de mal-être par rapport à la situation environnementale actuelle.

Laure Noualhat, elle, a ressenti ces symptômes au cours des années 2000 et n'a cessé de les questionner et de les mettre en relief pour pallier son éco-dépression à l'aide du rire, de la solidarité et de la communication.

Dans son ouvrage Comment rester écolo sans finir dépressif, la journaliste indépendante ne dresse pas de portraits types de l' "écolo-dépressif.ve" car les ressentis sont universels. Il y a bien certes quelques indifférent.e.s ou individus en déni...

Et si dans un premier temps, elle offre à ses lecteur.rice.s les syndromes de "tomber en écologie", elle propose une ordonnance dans un second temps pour remédier au renoncement et au "cycle du deuil" engendrés par la prise de conscience écologique. Ainsi, se référer à sa propre écologie intérieure comme moyen d'interaction avec la nature ou encore développer l'écoféminisme seraient deux voies, parmi tant d'autres, à emprunter pour la résilience.

Et vous, avez-vous déjà été sujet à l'éco-anxiété ?

N'hésitez pas à poser toutes vos questions à Laure Noualhat : comment gérez-vous votre éco-anxiété ? que pensez-vous de l'éco-dépression ? comment avez-vous vécu votre entrée dans l'écologie ? est-ce que vos "petits gestes" sont sources de satisfaction ou a contrario engendrent des doutes ?

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  • Retrouvez au cours de l'émission la chronique de Fanny Cheyroux pour "La Croix Hebdo"

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