Née au Guatemala, la chanteuse et actrice française nous raconte l'incroyable histoire de son enlèvement et de son adoption...au rythme de sa musique.

Du Guatemala à la France avec Carmen Maria Vega
Du Guatemala à la France avec Carmen Maria Vega © Maxppp / TIBOUL

Dans son enfance lyonnaise Carmen Maria Vega rencontre le théâtre et la danse. De plus, elle plonge dans un univers musical éclectique grâce à ses oncles, entre jazz et rythmes afro-américains. C'est une échappatoire artistique idéale pour une fille qui apprend très tôt d'avoir été adoptée

A 36 ans, Carmen Maria Vega est désormais une artiste reconnue sur la scène française, depuis son premier album qui contient le single La Menteuse (2009). Son troisième album Santa Maria sort en 2017 et aborde son histoire personnelle et sa quête d'identité. Tout commence quelques mois après sa naissance, en 1984, au Guatemala.

Sur les traces d'une mère

D'où vient-elle exactement? Carmen Maria Vega commence à questionner ses origines pendant son adolescence. Mais ce n'est qu'en 2011 qu'elle s'embarque pour une aventure dans son pays natal qui bouleversera toutes ses certitudes. 

On court après des identités qui ne sont jamais les bonnes. 

Avec l'aide d'acteurs locaux - comme le prix Nobel de la Paix en 1992 Rigoberta Menchù - Carmen Maria Vega collectionne les indices et se retrouve dans son lieu de naissance supposé: Colonia El Limon, dans la Zona 18, la plus misérable de la capitale. 

Mais n'est qu'une fausse information fabriquée par l'association en charge de l'adoption pour cacher la vérité: Carmen Maria Vega a été victime d'un trafic d'enfants. Elle continue son enquête, qui la mène d'abord en Honduras et ensuite en Belgique, où elle rencontrera enfin sa mère biologique. 

Cette course effrénée s’arrête à deux heures de Thalys de là où j’ai toujours habité. 

En 2019, elle publie le récit de sa quête d'identité chez Flammarion, avec le titre Le Chant du bouc

La lecture de Carmen Maria Vega 

Un extrait de Voyage d'une Parisienne à Lhassa de Alexandra David Neel: 

Nous mettant en route en octobre, l nous aurait fallu une tente confortable, des couvertures chaudes; à défaut de lits de camp, un épais tapis étendu sur une toile imperméable, des vêtements et des bottes de rechange. mais plus encore que toutes ces choses, pourtant si utiles, une ample quantité de vivres nous état indispensable. 

J'avais décidé de voyager nuitamment et de demeurer cachée pendant le jour, jusqu'à ce que j'aie pénétré assez avant dans le pays pour que nul ne puisse discerner de façon certaine 'endroit d'où je venais et les chemins que j'avais suivis. 

Le message de Carmen Maria Vega

Trouvez votre chemin intérieur!

Appel à témoignages : cartes postales sonores 

Chacun sa route est à la recherche de témoignages de gens qui ont vécu un voyage particulier, une fugue, un faux départ, une évasion. Envoyez-nous vos récits ou vos idées à l'adresse: elodie.font@radiofrance.com

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