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Au Québec, la première moitié des années 1970 est très politique. Un vent de liberté souffle et les artistes québécois jouent un rôle de premier plan dans ce rêve d’indépendance. Robert Charlebois participe à deux des moments phares de cette époque effervescente. J’ai vu le loup, le renard, le lion présenté en 1974 lors de la Superfrancofête réunit les trois monstres sacrés de la chanson québécoise : Félix Leclerc , Gilles Vigneault et Robert Charlebois. Le spectacle a lieu sur les Plaines d’Abraham, à l’endroit même où en 1759 les canadiens français avaient perdu la bataille contre les Britanniques.

Devant une foule de 120 000 spectateurs et tous les dignitaires de la Francophonie, le Québec a l’impression de se révéler au monde à travers les voix de ses trois idoles. Le dessinateur belge Philippe Geluck y était et se souvient de cet instant inoubliable. Une archive de l’INA rappelle que c’est ce spectacle J’ai vu le loup, le renard, le lion qui a inspiré à Jean-Louis Foulquier , les Francofolies de La Rochelle . Deux ans plus tard, à la veille de La Fête nationale des Québécois, Robert Charlebois, Gilles Vigneault, Claude Léveillée , Jean-Pierre Ferland et Yvon Deschamps s’unissent pour présenter le spectacle 1 fois 5 . Sur le Mont-Royal, la foule est estimée à près de 300 000 personnes. C’est un moment historique. Quelques mois plus tard, le Parti Québécois qui prône l’indépendance du Québec prendra le pouvoir. Si Robert Charlebois est associé à ces deux moments clés de la grande période indépendantiste, ses allégeances elles, demeurent plutôt floues.

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