Le développement durable n'est plus uniquement un moyen de faire de la publicité à bon compte. Dans le monde de l'hôtellerie, y compris parisienne, c'est aujourd'hui une réalité.

Développement durable.
Développement durable. © Getty / Miguel Sotomayor

Dans cet hôtel situé au cœur de la capitale à quelques pas du forum des halles on a fait du développement durable non pas un argument commercial, comme c’est hélas souvent le cas dans le monde de l’hôtellerie, mais un art de vivre.

Ici tout commence dès l’entrée dans la chambre.  Plus de petits panneaux en carton «  ne pas déranger », plus de papiers, de magazines ou encore de menu. Tout est géré via une tablette et une simple carte qui commande l’ensemble des systèmes électriques : ceux de la télévision ou de l’éclairage, ce qui n’est pas forcément nouveau, mais également du chauffage ou de la climatisation. 

Selon Olivier Maury le directeur de l’hôtel  Maison Albar Hotel Paris Céline l’ensemble de ces équipements permettent de réaliser entre 10 et 15% d’économies d’énergie. Mais tout cela a un coût. Ainsi, confirme Gregory Pourrin, directeur général de Paris Inn Group qui possédé et gère une trentaine d’hôtels en France, la construction ou la rénovation d’un hôtel pour le rendre plus écologique  coute 30% plus cher qu’une rénovation classique.

Menu made in Île de France

La démarche ne se limite pas à une recherche permanente d’économies d’eau ou d’électricité.  Dans le restaurant par exemple la majorité des produits proposés par le chef Michel Rostang proviennent de la région parisienne à l’image des confitures élaborées à Vincennes.

Mais si le directeur du groupe hôtelier reconnait que tout cela correspond à une attente et une demande de sa clientèle il ne faut toutefois pas tomber dans le militantisme vert et dans la contrainte. En clair le client de l’hôtel tel le bourgeois gentilhomme de Molière qui faisait de la prose sans le savoir doit faire de l’écologie sans le savoir et en tout cas sans que cela représente une contrainte.

Cette vision des choses est d’ailleurs partagée par certains groupes hôteliers qui parfois vont encore plus loin à l’image du groupe Barrière qui chaque année organise en interne un concours autour du développement durable. Parmi les vainqueurs il y a eu l’équipe de cuisiniers de l’hôtel Barrière Ribeauvillé en Alsace qui a mis au point une recette de dessert avec une pomme « zéro déchets » ou tout est utilisé y compris la peau et les pépins.

Des palmes pour le tourisme durable

Ces initiatives sont distinguées depuis l’année dernière à l’occasion des palmes du tourisme durable. Compétition à laquelle peuvent participer tous les professionnels du tourisme qu’il s’agisse d’un petit office du tourisme ou d’un grand groupe hôtelier voir un tour operator.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.