Les villes thermales acceuillent de plus en plus de nouveaux curistes, mais signe des temps ils ne viennent plus forcement sur les conseils de leurs médecins. Ils ne viennent plus se soigner, ils viennent chercher du bien être.

Une femme se détend dans une piscine jacuzzi pendant un week-end de détente dans un institut thermal.
Une femme se détend dans une piscine jacuzzi pendant un week-end de détente dans un institut thermal. © Getty / Artur Debat

C’est peu dire que les amateurs de jets d’eau à haute pression, de bains de boues et autres cataplasmes, sans oublier de dégustation à heures régulières d’eau de source au gout parfois étrange sont de plus en plus nombreux. L’année dernière les instituts thermaux ont dépassé la barre des 600 000 curistes soit une hausse de 2% par rapport à 2016.

Mais la hausse de la fréquentation des villes thermales ne veut pas forcément dire que tout cela va peser lourd sur le budget de l’assurance maladie car si les cures dites conventionnées (remboursées par la sécurité sociale) représentent encore de 70 à 80% de l’activité des instituts on voit de plus en plus apparaitre une autre clientèle qui ne passe plus par son médecin pour s’offrir une semaine de mise en forme, de perte de poids, ou de remis en forme post-maternité. Une tendance qui fait le bonheur des 110 centres thermaux de France comme l'institut savoyard de Brides les bains car comme le fait remarquer Didier Le Lostec, directeur général de Source d’Equilibre une société qui gère deux établissements dans les alpes, les curistes dépensent en moyenne, en plus de leurs soins entre 1100 et 2100 euros en transport, hôtel, restauration.

Résultat aujourd’hui si le thermalisme attire de plus en plus une nouvelle clientèle plutôt jeune à la recherche non plus de guérison mais de bien être, elle attire aussi les investisseurs comme les banques ou les groupes immobiliers comme la Compagnie Lebon qui vient d’investir 17 millions d’euros pour la modernisation des thermes de Brides-les Bains en Savoie.

Mais l’image santé, beauté, forme du thermalisme intéresse aussi d’autres entreprises comme L’Oréal qui a racheté en 2016 les thermes de Saint Gervais avec un double objectif. Moderniser l’établissement et développer une marque de produits de beauté au nom de Saint Gervais à l’image de ce qui se fait depuis longtemps à Vichy ou à La Roche Posay.

Bref si le thermalisme est bon pour la santé des patients (enfin tous les experts et autres médecins ne sont pas forcément d’accord sur la question…) c’est aussi bon pour la santé des entreprises.

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