Toujours plus vert le palace parisien dispose depuis un an d'un potager secret pour proposer aux clients des trois restaurants de l'hôtel des legumes bios et locaux

Simone Zanoni  dans le potager du Georges V à Versailles
Simone Zanoni dans le potager du Georges V à Versailles © Jean-Claude Amiel/Four Seasons Hotel George V

« C’est un jardin extraordinaire…. » Jamais la chanson de Charles Trenet n’a été autant de circonstance dans cet espace de 2000 m² situé à quelques pas du château de Versailles.

Ici nous sommes dans le domaine de Madame Elisabeth qui doit son nom à la première propriétaire des lieux.

La sœur de Louis XVI qui, elle aussi, connu un destin tragique durant la révolution française pour ne pas avoir voulu fuir et  fait le choix de rester auprès de la famille royale.

Aujourd’hui ce domaine et son château sont la propriété du Conseil Départemental des Yvelines. Et non loin de la grande bâtisse blanche posée au milieu du parc ouvert aux visiteurs, se cache un petit chemin qui conduit à une porte discrète derrière laquelle se trouve le jardin potager du domaine. 

Ici on cultive de tout. On trouve une dizaine de variétés de tomates, des espèces rares de concombres, du basilic citronné introuvable dans le commerce, ou encore des poivrons et des citrons. 

« Dans ce jardin, explique Jean Régis Coursolle, le chef jardinier, on a produit cette année plus de quatre tonnes de légumes ».  Des végétaux qui n’ont qu’une seule destination : les cuisines du Georges V le célébrissime palace parisien.

Dans le potager on produit 30% des légumes bios consommés dans le palace parisien
Dans le potager on produit 30% des légumes bios consommés dans le palace parisien / Jean-Claude Amiel/Four Seasons Hotel George V

Depuis un an en effet le prestigieux hôtel loue le jardin à l’assemblée départementale pour y cultiver des légumes qui seront consommés uniquement dans les trois restaurants du palace.

A l’origine du projet il y a Simone Zanoni le chef italien du « Georges » qui ne cesse de clamer haut et fort son amour pour les produits bios. Et ici son rêve est devenu réalité car dans ce jardin on n’utilise pas une seule goutte de produit chimique et le composte est fabriqué dans une Start up parisienne avec les déchets des cuisines de l’hôtel. 

Aujourd’hui la production de ce jardin couvre 30% des besoins des restaurants mais le chef espère bien arriver à 50% d’ici l’année prochaine.

Une démarche originale, avec un circuit on ne peut plus court. D’ailleurs il n’est pas rare de voir Simone Zanoni ou ses collaborateurs débarquer dans le jardin en tout début de matinée pour récolter les légumes qui se retrouveront dans les assiettes quelques heures plus tard.  «  Cela suppose d’adapter la carte en permanence » explique le chef au volant d’une imposante berline de luxe allemande hybride.

Et oui, ici même la voiture est écolo.

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