Cibles de nombreuses critiques, certaines compagnies de croisières entament des changements de pratiques pour proposer de limiter l'impact des croisières sur l'environnement.

Les paquebots « nouvelle génération » seront plus respectueux de l’environnement
Les paquebots « nouvelle génération » seront plus respectueux de l’environnement © Norwegian cruise line

"En matière d’environnement il est urgent que les compagnies de croisières se retournent vers la mer". Cette petite phrase prononcée cette semaine à Paris par Francesco Paradisi, senior manager business et developpement de la compagnie   Norwegian Cruise Line donne le ton de ce qui se passe aujourd’hui dans les compagnies de croisières qui sont dans leur grande majorité amorcent leur transition écologique.  

A l'intérieur du Norwegian Spirit, le restaurant.
A l'intérieur du Norwegian Spirit, le restaurant. / Norwegian cruise line

C’est le cas par exemple pour le géant italien Costa qui très récement à lancé la construction à Turku en Finlande du Costa Smeralda un paquebot qui fonctionnera au gaz naturel liquide, l’énergie fossile la plus propre au monde si l’on en croit les dirigeants des chantiers Meyer qui affirment de surcroît que ce bateau sera prêt à recevoir ses premiers passagers en 2019.  Les chiffres avancés par le chantier naval sont impressionnant. La propulsion du gnl permettrait de réduire de  25% des rejets de carbone, de 85 ceux d’oxyde d’azote et de 95% ceux de particules fines. 

Seul problème explique-t-on chez le concurrent Norwegian Cruise Line il n’y a que quelques ports au monde équipés pour fournir se carburant et pour le moment il faut avoir recours à des bateaux avitailleurs, sortes de stations services flottantes, qui viennent faire le plein du paquebot en pleine mer.  Une préoccupation que ne semble pas partager l’autre poids lourd du secteur MSC qui devrait lancer également la construction de paquebots au gnl à la fois en France dans les chantiers STXet en Italie chez Fincantieri.  Quoi qu’il en soit, au gaz ou pas toutes les compagnies essaient désormais d’être plus vertueuses en matière d’environnement  ainsi sur certains navires de NCL pas moins de 70 membres d’équipage s’occupent du tri et du recyclage des déchets.  

Reste l’épineux problème des escales et des flots de touristes qui débarquent en même temps dans les ports et les villes touristiques. « C’est un faux problème, explique Francesco Paradisi, car dit il, il y moins de touristes qui débarquent de nos bateaux que des dizaines d’avions qui arrivent chaque jour également dans ces villes ». Des propos qui devraient relancer le débat dans des villes ou bien souvent on veut tout et son contraire à savoir l’argent du tourisme de masse mais pas ses désagréments.

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