Si l'on sait que les astéroïdes peuvent représenter un danger, ils peuvent aussi représenter des opportunités pour la vie... ou le commerce !

Représentation d'une mine sur  l'astéroïde double 90 Antiope.
Représentation d'une mine sur l'astéroïde double 90 Antiope. © AFP / Walter B. Myers / Leemage

Sans les astéroïdes, les dinosaures seraient peut-être encore sur la Terre et nous, probablement pas. C'est le côté positif du choc entre l'un de ces bolides et notre Planète bleue. Parmi les autres utilités que l'on pourrait trouver aux astéroïdes, il pourrait y avoir celle de l'exploitation commerciale.

Pour savoir ce qu'un astéroïde contient, il faut bien sûr l'observer : 

  • La sonde américaine Dawn a survolé les astéroïdes Vesta et Cérès entre 2011 et 2018.
  • La sonde Near s'est posée le 12 février 2001 sur l'astéroïde Éros, puis a pu redécoller de sa surface.
  • La sonde japonaise Hayabusa s'est posée, en 2005, sur Itokawa, long de 630 mètres pour collecter de la poussière.

D'autres sondes sont en route pour des missions similaires : Hayabusa 2 pour le Japon ou Osiris-Rex pour la NASA.

On sait que ces astéroïdes sont riches en fer, nickel, platine, tungstène, or, cobalt,... La concentration en métaux rares est 10 à 100 fois supérieure à celle de la croûte terrestre. Un marché qui représenterait pour les industriels, d'ici 2050, plus de 100 milliards de dollars. De quoi aiguiser les appétits de sociétés comme Planetary Resources ou Deep Space Industries. 

Si les Nations Unies ont signé en 1967 un traité historique qui condamne toute appropriation du cosmos par un état, et considère l'espace comme un héritage commun de l'humanité, depuis les choses ont bien changé. En 2015, et au mépris du traité de 1967, Barack Obama signait un texte permettant aux entreprises américaines de posséder ou de vendre les ressources extraites de l'espace.

La Lune, elle-même, est devenue un objet de convoitise pour la Chine et l'Inde qui souhaitent récupérer l'hélium 3 présent dans sa poussière de surface et nécessaire comme combustible pour les futures centrales nucléaires à fusion.

Si le Luxembourg a réagi et souhaite établir un cadre juridique à ces exploitations, il est bien le seul. 

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