Jules Verne l'avait imaginé, Konstantin Tsiolkowski l'avait prédit : "L'homme ne restera pas sur terre à jamais". Entre expérimentations scientifiques et guerres meurtrières, la science va permettre à l'homme de prendre son envol.

Après la défaite du régime nazi, les Alliés récupèrent dans le butin de guerre les fusées V2 qui serviront de base de travail à la conquête spatiale. 10/09/1945, Londres
Après la défaite du régime nazi, les Alliés récupèrent dans le butin de guerre les fusées V2 qui serviront de base de travail à la conquête spatiale. 10/09/1945, Londres © Getty / Fred Morley/Fox Photos

Ils s'appellent Robert Goddard, Hermann Oberth, Werner Von Braum, Serguei Korolev... Si ils n'ont pas travaillé aux mêmes époques ni au service des mêmes régimes politiques, ces hommes ont fait passer le projet de la conquête spatiale de l'utopie à la réalisation concrète. 

La première fusée 

On le prenait pour un fou. Pourtant, la première fusée du professeur d'université américain Robert Goddard décolle en 1932

Quand à Hermann Oberth et Werner Von Braun, leur génie scientifique leur vaudra d'être recrutés par le tristement célèbre régime nazi d'Adolf Hitler. Les équipes scientifiques allemandes mettent au point des armes terribles à partir de 1942, les fusées V2, qui restent à l'état de prototypes. Une invention qui ne permet pas aux nazis de prendre  le dessus pendant la Seconde Guerre mondiale, mais qui permet aux Alliés, victorieux en 1945, d'envisager sérieusement le principe de la dissuasion nucléaire... et de la conquête spatiale.

Anglais, Français, récupèrent des pièces des plans. Mais les États-Unis récupèrent Von Braun et les russes mettent Korolev à la tête du programme spatial soviétique.

Une première fusée américaine décolle en 1949, équipée d'une caméra qui saisit en photo la rotondité de la terre. Quant aux Soviétiques, ils s'échappent de la gravité terrestre en 1957 à bord d'un "oiseau" appelé Spoutnik.

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