LISA est le futur détecteur spatial chargé de capter les ondes gravitationnelles. Jean-Pierre Luminet nous en dit un peu plus sur ce projet.

Le satellite LISA Pathfinder, ici à Ottobrunn en Allemagne en septembre 2015 avant son lancement. Il a permis la 1ère observation directe d'ondes gravitationnelles.
Le satellite LISA Pathfinder, ici à Ottobrunn en Allemagne en septembre 2015 avant son lancement. Il a permis la 1ère observation directe d'ondes gravitationnelles. © Getty / Sven Hoppe/picture alliance

En 1916, Albert Einstein avait démontré leur existence théorique ; un siècle plus tard, les scientifiques ont mis au point des instruments pour les observer : les ondes gravitationnelles.

Les corps célestes impriment des courbes à l'espace-temps, en fonction de leur masse et ces courbures se propagent, comme des vagues. Mais ces "vagues" sont très difficiles à observer.

Les télescopes à ondes gravitationnelles ou interféromètres sont parmi les instruments les plus sensibles et peuvent mesurer des variations de la taille d'un atome.

Le 14 septembre 2015, les télescopes à ondes gravitationnelles LIGO et VIRGO ont détecté les ondes émises par deux trous noirs qui fusionnaient à plus d'un milliard d'années-lumière.

Mais LIGO et VIRGO sont sur la Terre, et comme pour les autres télescopes, leur vision reste limitée. Ainsi est né le projet d'antenne spatiale interférométrique à laser, dont l'acronyme anglais donne LISA. Il est porté par l'Agence Spatiale Européenne et la NASA. 

LISA se compose de trois satellites reliés par faisceau laser, disposés au sommet d'un triangle équilatéral de cinq millions de kilomètres de côté, en orbite autour du soleil.

Une des difficultés réside dans la stabilisation de la distance entre les satellites, avec la pression entre autres des vents solaires. Le système complet devrait être prêt à fonctionner en 2034.

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