Depuis les début des années 2000 et pour des raisons économiques, le tourisme spatial commence à devenir réalité. Jean-Pierre Luminet dresse le portrait d'un domaine qui en est encore à ses balbutiements.

Dennis Tito, premier touriste de l'espace à son retour sur terre le 6 mai 2001 au Kazakhstan
Dennis Tito, premier touriste de l'espace à son retour sur terre le 6 mai 2001 au Kazakhstan © AFP / ALEXANDER NEMENOV

Il s'appelle Dennis Tito et il est le premier touriste de l'espace, le 21 avril 2001. Cet homme d'affaire américain déboursa 20 millions de dollars pour passer sept jours, 22 heures et quatre minutes à bord de la station ISS. 

Il s'était embarqué à bord de la mission Soyouz TM 32, profitant d'une ouverture des vols spatiaux aux privés par l'agence russe en manque de liquidités.

Nous n'en sommes pas encore au tourisme de masse : il n'y a eu que sept vols touristiques pour six voyageurs richissimes. Et les hôtels sur la Lune restent encore du domaine de la pure science fiction.

Mais ce domaine aiguise l'appétit et l'ego de certains "tycoon" qui veulent laisser leur marque dans l'espace :

Elon Musk et sa compagnie, Space X, proposent un voyage spatial touristique dès 2023 grâce au véhicule spatial Dragon V2 et son lanceur réutilisable Falcon Heavy que l'on a déjà vu à l'œuvre en février 2018.

De son côté, la société de Richard Branson, Virgin Galactic a lancé également un projet de voyage touristique vers l'espace, après le lancement réussi de SpaceShipOne en 2003 qui atteignit les 100 kilomètres d'altitude. Un aéroport a même été inauguré au Nouveau Mexique en 2011 et 700 réservations ont été enregistrées. Mais le développement de SpaceShipTwo tarde et un crash mortel en octobre 2014 n'a rien arrangé. Enfin en 2016, le premier vol a eu lieu à 82.7 kilomètres d'altitude, avec trois personnes à bord. 

Jeff Bezos, patron d'Amazon, a créé la société de tourisme suborbital, Blue Origin, qui propose un lanceur réutilisable nommé New Shepard qui ambitionne d'embarquer cinq passagers et qui compte huit vols sans échecs depuis 2015. Les premiers vols habités sont prévus pour 2020.

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