Quand on évoque la conquête spatiale, on parle souvent des Russes, des Américains, des Européens. Mais de nouveau pays se lancent, eux aussi, dans la course aux étoiles, et parmi eux, la Chine.

Avec son lanceur "Longue Marche", la Chine est entrée de plein pied depuis 2003 dans la conquête spatiale avec un programme très ambitieux
Avec son lanceur "Longue Marche", la Chine est entrée de plein pied depuis 2003 dans la conquête spatiale avec un programme très ambitieux © AFP / Liu huaiyu / Imaginechina

Il était logique que le pays qui inventa les premières fusées à poudre décide un jour d'aller dans l'espace. Sa feuille de route dans le domaine va jusqu'en 2045 et pourrait lui permettre de s'imposer comme la première puissance mondiale en la matière.

Objectif Lune pour la Chine

En octobre 2003, le vaisseau Shenzou lancé par une fusée Longue Marche embarqua son premier taïkonaute Yang Liwei. 

Depuis 2007, elle travaille sur un programme lunaire et la mission Chang'e 4 fut la première à se poser sur la face cachée de la lune en janvier 2019.

En 2020, la mission Chang'e 5 devra permettre de récolter deux kilos de roches lunaires dans "l'Océan des Tempêtes" et de les ramener sur Terre.

En 2023, un partenariat avec la France devrait permettre à la mission Chang'e 6 de récolter des échantillons sur les deux faces de la Lune. 

En 2030, la Chine veut envoyer des robots qui exploreront les deux pôles de notre satellite naturel avant de démarrer les missions habitées en 2036. À terme, cette nouvelle arrivée dans l'espace souhaite établir une base lunaire occupée en permanence.

Des visées sur Mars aussi

Mais la Chine ne vise pas uniquement la Lune, le mois de juillet 2020 est une fenêtre de tir favorable pour se rendre sur Mars. 

La Chine souhaite y envoyer un orbiteur, une plateforme d'atterrissage et un astromobile. L'Agence Spatiale Chinoise espère doubler la NASA et l'ESA pour rapporter des échantillons de la planète rouge sur Terre, d'ici 2030.

Et après la Lune et Mars ?

Les Chinois souhaitent atteindre Jupiter et son satellite, Ganymède, avec une navette spatiale à propulseur nucléaire à l’horizon 2040.

Quant aux Américains et aux Européens, ils discutent encore des budgets à allouer à la conquête spatiale.

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