Trois jours de voyage pour aller sur la Lune ou créer une station spatiale qui permettrait de préparer des vols plus longs ? Les soviétiques pensent que la deuxième option sera plus intéressante à long terme. Et puis, le drapeau américain est désormais planté sur le sol lunaire, alors...

ISS vue de la navette Discovery, le 5 novembre 2007
ISS vue de la navette Discovery, le 5 novembre 2007 © AFP / DB NASA / NASA / dpa Picture-Alliance

Il s'appellait Saliout, il pesait 19 tonnes et offrait 100 m3 d'espace habitable. Ce satellite était la première station spatiale orbitale et les Russes le lancèrent en 1971.

Les Américains qui s'étaient concentrés sur la Lune, lancèrent après les Russes, la station Skylab qui se composait du troisième étage de la fusée Saturn V.

En 1986, les Russes finalisaient la station Mir et permettaient d'envisager des vols plus longs, de six mois, avec un "confort de vie" plus acceptable que ne le permettaient les précédentes stations, grâce à ses cinq modules. Elle facilitait les ravitaillements, les relèves d'équipages. Ouverte aux autres pays, elle est restée quinze ans en orbite. Elle a accueilli 103 passagers de 13 nationalités différentes et qui ont réalisé 23 000 expériences scientifiques.

Abandonnée en l'an 2000, elle se désintégra en retombant sur terre en 2001. Elle fut remplacée par le projet ISS, conçue par la NASA en 1998, qui mettra 13 ans à l'achever.

Cette nouvelle station flotte à 400 km de la terre, avec ses 110 mètres de long, 74 de large et 30 de hauteur pour un poids de 400 tonnes. Elle a coûté 110 milliards de dollars et sa fin est programmée pour 2024. Elle a pour objectif de poursuivre les essais scientifiques dans l'espace et préparer les missions vers Mars, en attendant sa remplaçante qui repoussera un peu plus loin les frontières de la connaissance.

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