Le mal de mer, le mal en voiture… Tout le monde connaît. Mais le mal des voyages fonctionne aussi dans l'espace. Jean-Pierre Luminet revient sur quelques cas célèbres.

En ce mois de mai 1961, German Titov se prépare à partir de Vostok-2. Il ne le sait pas encore mais le mal de l'espace le guette...
En ce mois de mai 1961, German Titov se prépare à partir de Vostok-2. Il ne le sait pas encore mais le mal de l'espace le guette... © AFP / Sputnik

Des mouvements indécodables par l'oreille interne, un horizon visuel impossible à analyser pour le cerveau, des nausées… Pas de doute, German Titov souffre du mal de l'espace, en ce jour d'août 1961, à bord de Vostok 2. Si les symptômes sont bien comparables à ceux du mal de mer, ils sont beaucoup plus violents.

Sur les vols longue durée sur les stations orbitales, les problèmes deviennent sérieux car le mal de l'espace va de pair avec un milieu de vie confiné et inconfortable, la promiscuité avec d'autres membres d'équipage et des relations tendues avec les équipes au sol. Les conséquences peuvent alors aller jusqu'à la dépression nerveuse.

Avec MIR, les Russes vont permettre d'améliorer la vie à bord : nourriture, eau, carburant, courrier, évacuation des déchets, visite d'équipage, ou encore, espace de vie agrandi. 

Les vols peuvent alors durer six mois. Avant Internet et les réseaux sociaux, les cosmonautes avaient l'impression néanmoins que la Terre les oubliait. Quant aux corps, ils ne sont pas en reste : décalcification osseuse ou atrophie musculaire.

Le record du vol spatial le plus long de l'humanité est détenu par le Dr Valeri Polyakov, avec 14 mois d'affilée sur la station MIR entre 1994 et 1995.

Quatorze mois, c'est encore très loin de la durée d'une mission pour Mars qui devrait tourner autour des deux ans. Et dans ce cas-là, la station orbitale devient un doux foyer dans l'imaginaire spatial avec ses communications rapides et un retour possible en trente minutes sur Terre. Néanmoins, 200 000 candidats ont postulé pour la Mission Mars One qui était prévue pour 2030... Seuls les robots sont en capacité aujourd'hui de réaliser des missions martiennes.

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