L'homme, pour aller dans l'espace, a dû créer un équipement spécifique pour survivre dans un environnement hostile : vide, froid, rayons cosmiques, cailloux errants. Pour un court périple, des solutions ont été trouvées. Mais si le voyage doit durer longtemps ou que l'on veuille vivre sur une autre planète, que faire ?

Voici comme l'Agence Européenne de l'Espace imaginait en 2016 à quoi pourrait ressembler une base de vie sur la Lune.
Voici comme l'Agence Européenne de l'Espace imaginait en 2016 à quoi pourrait ressembler une base de vie sur la Lune. © AFP / ESA/Foster / Partners

Les scientifiques, à force d'obstination et pour que l'homme puisse aller dans l'espace ou sur la surface de la Lune, ont créé des combinaisons spécifiques, proches du scaphandrier et reconnaissables au premier coup d’œil.

Quand un astronaute est de retour sur Terre après un long séjour dans l'espace, il ne sent en général pas très bien : perte de l'équilibre, carences en calcium, muscles fondus, perte des globules rouges, système immunitaire affaibli, volume pulmonaire diminué.

Un long séjour dans l'espace impliquera donc de compenser ces problèmes et la liste des conséquences d'un long séjour pour le corps humain dans l'espace n'est pas exhaustive. 

L'autre obstacle à la vie dans l'espace concerne les conditions de vie sur les autres planètes de notre système solaire. Sans équipements lourds et coûteux, elles sont inhabitables.

La Lune et Mercure n'ont pas d'atmosphère, Mars est irrespirable, la température de Vénus monte à 450 °… 

Pour la Lune, des bases en formes de bulles géantes abritant la population pourraient être envisagées. Sur Mars, si l'on arrivait à réchauffer les glaces de ses pôles, l'homme pourrait modifier les conditions atmosphériques et introduire des micro-organismes vivants pour produire de l’oxygène et la rendre habitable.

En 2015, sortait en salle le film de Ridley Scott, Seul sur Mars, avec Matt Damon dans le rôle du solitaire. Le scénario évoquait la survie d'un astronaute sur la planète rouge et des scientifiques avaient même donné sur leur avis sur le réalisme d'une telle idée : 

Le coût de ces idées est titanesque, comme le défi technique représenté, ce qui laisse à penser que ceci restera une utopie. La Lune pourtant reste un objectif accessible. D'ici 2030, une base permanente devrait y être installée comme celle que l'on a installée en Antarctique. Si c'est un succès, on peut imaginer que la population lunaire ira en grandissant et qu'un jour la Lune deviendra une nation à part entière…

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