Septembre 2013, Voyager 1 passe la frontière de notre système solaire, 36 ans après son lancement. Avec sa sœur Voyager 2 et Pioneer 10, elles s'aventurent bien au-delà de ce que l'homme pouvait imaginer.

Illustration de la sonde Voyager dans le nuage de Oort
Illustration de la sonde Voyager dans le nuage de Oort © Getty / MARK GARLICK/SCIENCE PHOTO LIBRARY

Pioneer 10 est en route vers l'étoile d'Aldébaran, qu'elle devrait attendre dans deux millions d'années. De son côté, Voyager 2 a parcouru 18 milliards de kilomètres en 41 ans. On dit qu'elles ont franchi une frontière, celle de notre système solaire. Une frontière qu'il faut définir.

Nous avons ainsi défini ce système : notre soleil, des planètes et des satellites qui gravitent autour de lui mais aussi des astéroïdes, des corps glacés de la ceinture de Kuiper, des comètes…

Selon certains planétologues, la frontière commence là où le vent solaire s'arrête. Ce point, nommé héliosphère, se situe à 15 milliards de kilomètres du soleil. C'est sur cette frontière que la NASA s'est basée pour annoncer la sortie du système solaire des sondes.

Pourtant, il existe aussi une frontière gravitationnelle. La force d'attraction gravitationnelle du soleil décroît en fonction du carré de la distance. Plus on s'éloigne de notre étoile, plus elle faiblit. Le point critique pour notre système se situe dans le Nuage de Oort, vestige de la nébuleuse pré-solaire, et s'étend jusqu'à une année-lumière (dix mille milliards de kilomètres), soit bien plus loin que l'héliosphère.

Bien loin de ces questions de définition, Voyager 1 et Voyager 2 continuent leur route et mettront entre 30 et 40 000 ans pour traverser le nuage de Oort...

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