Depuis le début de la pandémie de coronavirus, tout ou presque a été dit sur le pangolin. L'occasion de réécouter cette "chronique de la haine ordinaire", datant du 19 mars 1986, dans laquelle Pierre Desproges s'attachait à expulsion d'un remords qui le rongeait.

L’humoriste Pierre Desproges sur scène le 12 janvier 1984 au Théatre Fontaine à Paris.
L’humoriste Pierre Desproges sur scène le 12 janvier 1984 au Théatre Fontaine à Paris. © AFP / Isabelle Alexandre

« Le pangolin est un mammifère édenté d’Afrique et d’Asie. C’est une bête éminemment pacifique. De ma vie, je n’ai jamais eu à me plaindre d’un pangolin.

Pourtant, dans un petit livre que j’ai publié il y a plus d’un an, et dont je vous recommande vivement d’éviter la lecture, je m’étais permis de porter un jugement sans doute blessant et péjoratif visant à discréditer l’image publique de ce paisible quadrupède. Pour faire sourire. Pour vendre du papier. Bassesse. Par la suite, repris par le tourbillon de la vie, mon travail, mes amours, ma santé, préoccupante, car à 46 ans passés je n’ai toujours pas de cancer, j’avais fini par oublier le pangolin.

Or, mercredi dernier, l’un des prétendants de ma fille – il n’a pas fini de prétendre, ils ont 9 ans chacun – est entré furibard dans mon bureau, le livre en question à la main :

- Dis donc, t’es vraiment salaud avec les pangolins

Après lui avoir fait remarquer que ce n’était pas là le ton convenable pour s’attirer les grâces d’un beau-père potentiel, je finis par lui accorder un bref entretien sur celui de mes genoux où n’était pas le chat.

Et en effet, à la relecture, je ressentis comme une méchante intention de blesser dans la description physique et morale que j’avais brossé du pangolin…. »

Ecoutez la suite.... ou regardez la vidéo Culture Prime qui lui avait été consacrée

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(Ré)écouter Chroniques de la haine ordinaire
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