Un masque met 400 ans à se détruire… une nouvelle forme de pollution à l'horizon très proche. Les masques à usage unique se retrouveront-ils dans nos assiettes un jour ?

Les masques jetables vont-ils se retrouver dans nos assiettes ?
Les masques jetables vont-ils se retrouver dans nos assiettes ? © Getty / Colors Hunter - Chasseur de Couleurs

Face aux incivilités concernant les masques et les gants, à usage, unique jonchant nos rues, nos villes, nos campagnes, nos forêts et nos littoraux. Le risque est grand que ces derniers un jour pollueront les fonds marins. 

Ainsi, un jour ou l'autre, nous mangerons peut-être aussi des masques à usage unique. A chacun, chacune de prendre ses responsabilités, et toujours se diriger vers une poubelle pour se débarrasser de masques ou de gants médicaux à usage unique.

Maud Fontenoy : "Je pense que c'est une bonne question et un triste constat. Aujourd'hui, l'homme mange cinq grammes de plastique par semaine (à peu près la taille d'une carte bleue), dit une étude de WWF. Ça fait réfléchir quand on voit traîner des bâtonnets de sucettes, touillettes et maintenant des masques, sur le sol. On voit maintenant des masques aussi sur nos plages. On sait qu'ils sont faits en polypropylène, ce sont des matières plastiques très denses, qui vont mettre 400 ans à se détruire. Donc c'est notre santé que l'on met en danger en accomplissant cet acte franchement pas citoyen."

On trouve également des gants. 

On a longtemps cru que les océans étaient un puits sans fond dans lequel on pouvait tout jeter. Or, ce n'est pas le cas.

"On a besoin de nos océans pour survivre : ils nous apportent l'oxygène que l'on respire, la régulation du climat, les médicaments de demain... Mais ils nous apportent de la nourriture, souillée par les déchets que l'on y met. Le déconfinement met le doigt sur une pollution dont on pourrait se passer."

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