Vichy, des réfugiés, l'Atlantique, les Antilles, la filière martiniquaise, des bateaux, des hommes et des femmes et l'espoir pour leur liberté... Entre la débâcle de mai-juin 1940 et la fin de l’année 1941, quelque 5 000 hommes, femmes et enfants gagnèrent la Martinique depuis Marseille à bord de cargos.

Détail de la photo de couverture du livre "Les bateaux de l'espoir - Vichy, les réfugiés et la filière martiniquaise"
Détail de la photo de couverture du livre "Les bateaux de l'espoir - Vichy, les réfugiés et la filière martiniquaise" © CNRS Editions

Ils échappaient ainsi à l’Europe embrasée. Certains étaient juifs, d’autres républicains espagnols ou socialistes antinazis. Parmi eux, le révolutionnaire Victor Serge, le cinéaste Jacques Rémy ou la romancière Anna Seghers.

L’épisode est peu connu, et pourtant cette filière se révéla être une formidable voie de secours.

Fort de plus de vingt années de recherches en France, en Allemagne, en République Tchèque, en Amérique du Nord et aux Antilles, dans des archives publiques ou familiales, Éric Jennings raconte cette aventure exceptionnelle.

S’intéressant aux questions liées aux migrations et aux luttes anticoloniales, l’auteur examine cette voie d’exil, contemple la traversée, l’arrivée à Fort-de-France et le ré-internement de la majorité des voyageurs par des autorités coloniales inquiètes de cet afflux de migrants

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Il retrace également des rencontres, notamment entre des réfugiés et les chantres de la négritude, comme Aimé Césaire. 

Il explore enfin la clôture de cette route de secours, en insistant sur le rôle des autorités américaines. L’arrivée de réfugiés aux noms à consonance allemande avait fini par alarmer Washington…
Les craintes d’aujourd’hui autour d’une potentielle cinquième colonne parmi une masse de réfugiés – et les terribles conséquences de ces craintes sur des opérations de secours n’ont donc rien de nouveau.

Les Bateaux de l'espoir, Vichy, les réfugiés, la filière martiniquaise d'Éric Jennings est paru au CNRS éditions

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