Dans l'océan indien, l’Ifremer étudie la conservation des tortues marines, plus particulièrement deux espèces en danger : les tortues vertes Chelonia mydas et imbriquées Eretmochelys imbricata, surtout les dangers pour ces tortues entre la Réunion et le canal du Mozambique.

Une tortue marine
Une tortue marine © Getty

En suivant de près la vie quotidienne, des tortues marine entre la Réunion et le canal du Mozambique les scientifiques apporteront de nouvelles connaissances essentielles pour améliorer les mesures de gestion et de protection des tortues marines dans cette partie de l’océan Indien, et Jérome Bourgéa nous informe quant aux différents dangers dont doivent faire face les tortues marines.

La plus grosse menace  qui pèse sur ces espèces : la pêche industrielle au filet. Elles se prennent dedans, et ne peuvent plus remonter à la surface et meurent étouffées.

Mais le scientifique nous informe que les pêcheries à la palangre et artisanales représentent également une grave menace pour ces animaux. 

Il souligne également que la problématique de la protection des tortues n'est pas évidente, du fait de l'absence de dispositifs sur certains territoires occupés par ces animaux. En effet, les tortues sont migratoires. 

Par exemple, elles vont se reproduire à Mayotte. Mais elles ne vont pas y rester, elles vont faire une migration régionale. Et vont se nourrir sur la côte Est où elles subiront les menaces qu'il y a sur les autres territoires.

Si en France nous protégeons relativement bien ces tortues, elles ne restent pas tout le temps sur notre territoire. 

Les chercheurs essaient donc d'avoir une coopération régionale avec la Tanzanie, le Mozambique, Madagascar pour protéger les tortues. 

Les invités
  • Jérome BourjeaChercheur en écologie et biologie marine à l’Ifremer, spécialiste des tortues marines
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