Les aires marines, ces parcelles de mer et de littoral

Depuis le 1er janvier, l’Agence française pour la biodiversité et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage sont regroupés au sein du nouvel Office français de la biodiversité, une nouvelle force pour relever le défi de la protection et de la restauration de la biodiversité de l’hexagone et des Outre-mer.

Les aires marines protégées sont des espaces délimités en mer qui répondent à des objectifs de protection de la nature à long terme. Le code de l’environnement reconnaît différentes catégories d’aires marines protégées. La plupart des aires marines protégées permettent de concilier les enjeux de protection et le développement durable d’activités. Leurs modes de gouvernance associent le plus souvent les usagers, les élus, les experts… à la gestion de l’espace marin identifié. L’État dispose ainsi d’outils susceptibles de s’articuler sur un même territoire et de se combiner par mer régionale, pour la formation d’un réseau cohérent d’aires marines protégées.

En juillet 2019, 23,5 % des eaux françaises sont couvertes par au moins une aire marine protégée. L’objectif fixé à 20 % à horizon 2020 – deux fois supérieur aux engagements internationaux – est d'ores et déjà atteint.

Dans la continuité du travail réalisé par l’Agence des aires marines protégées de 2006 à 2016, la politique de création et de gestion d'aires marines protégées est désormais mise en œuvre par l’Agence française pour la biodiversité, établissement public sous tutelle du ministère de la Transition écologique et solidaire.

546 aires marines protégées ont été créées en métropole et outre-mer. Parmi celles-ci, neuf parcs naturels marins ont vu le jour depuis 2007, six en métropole et trois outre-mer : Iroise, Mayotte, Golfe du Lion, Glorieuses, Estuaires picards et mer d’Opale, Bassin d’Arcachon, Estuaire de la Gironde et mer des Pertuis, Cap Corse et Agriate et, le dernier en date, Martinique. En Nouvelle-Calédonie, le parc naturel de la mer de Corail, créé le 23 avril 2014, est la plus vaste aire marine protégée dans le monde avec une superficie de 1,3 million de km², soit deux fois et demie la superficie de la France métropolitaine. Ces parcs ont pour objectifs de protéger des écosystèmes marins et permettre un développement durable des activités maritimes. Le 12 décembre 2016, un décret a étendu la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises dans ses zones économiques exclusives : cette aire marine protégée de plus de 670 000 km² est l'une des six plus grandes au monde.

Les aires marines protégées sont organisées en réseaux connectés et doivent être efficacement gérées pour maintenir les océans en bonne santé et garantir leur résilience, c’est-à-dire leur capacité à retrouver leurs fonctions après une perturbation.

Avec 11 millions de km² principalement situés en outre-mer, la France possède le second espace maritime au monde, réparti sur trois océans. Elle héberge ainsi 10% des récifs coralliens, 20% des atolls, 6% des monts sous-marins. Ces milieux sont d’une grande richesse biologique. Ils supportent de nombreuses activités économiques dont le développement non maitrisé provoque des pressions sur les écosystèmes marins et les fragilise. La France est donc particulièrement concernée par ces enjeux.

Sur le plan international :  la convention des Nations-Unies sur le droit de la mer exige des États Parties de protéger et préserver le milieu marin. La convention sur la biodiversité biologique fixe comme objectif de constituer un réseau cohérent et complet d’aires marines protégées à l’échelle mondiale. Au niveau régional, la France est partie prenante de six conventions de mers régionales qui concernent les mers qui bordent son territoire. Par ailleurs, sur le plan communautaire, la France est engagée dans la gestion des sites  Natura 2000.

Elle s’engage également d’ici 2020 à atteindre le bon état écologique de ses eaux  dans le cadre de la directive cadre européenne stratégie pour le milieu marin (DCSMM).

Sur le plan national : la stratégie de la France pour la biodiversité repose notamment sur la mise en œuvre du réseau Natura 2000 et la création de 10 parcs marins. L'objectif, fixé par le Grenelle de l’environnement et le Grenelle de la mer, de classer 20% des zones sous juridiction française en aires marines protégées a été atteint et même dépassé avec 22% d'aires marines protégées dans les eaux françaises.

Pour protéger la biodiversité marine et les services rendus par les océans, la France a choisi de mener une politique volontariste de création et de gestion d’aires marines protégées dans toutes ses eaux, métropolitaines et ultra-marines. 

Les aires marines protégées sont des espaces délimités en mer qui répondent à des objectifs de protection de la nature à long terme. Le code de l’environnement reconnaît différentes catégories d’aires marines protégées. La plupart des aires marines protégées permettent de concilier les enjeux de protection et le développement durable d’activités. Leurs modes de gouvernance associent le plus souvent les usagers, les élus, les experts… à la gestion de l’espace marin identifié. L’État dispose ainsi d’outils susceptibles de s’articuler sur un même territoire et de se combiner par mer régionale, pour la formation d’un réseau cohérent d’aires marines protégées.

https://ofb.gouv.fr/

Les invités
  • Michel PeltierDélégué "Mer" de l'Office français de la biodiversité
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