Greenpeace lance une expédition de l’Arctique à l’Antarctique pour demander un traité international ambitieux. Son bateau l’Esperanza part de Londres pour effectuer un voyage d’exploration qui durera près d’un an, reliant le pôle Nord au pôle Sud.

L'Esperanza, le bateau de Greenpeace
L'Esperanza, le bateau de Greenpeace © Getty / Pacific Press

L’objectif de cette mission est de mettre en lumière les nombreuses menaces qui pèsent sur les océans, et d’appeler à l’adoption d’un traité international ambitieux permettant la création d’un réseau de réserves marines en haute mer, seul outil efficace pour protéger les océans. Le bateau fera escale dans de nombreuses régions qui, d’après le rapport scientifique publié par Greenpeace, doivent impérativement être protégées. 

A bord, les membres de Greenpeace et les scientifiques étudieront les écosystèmes menacés par les impacts causés par les changements climatiques, la surpêche, la pollution plastique, les extractions minières ou les forages pétroliers. "Notre planète bleue est en alerte rouge, s’alarme Edina Ifticène, chargée de campagne Océans pour Greenpeace. Cette expédition va nous conduire sur les zones qui sont en première ligne de la bataille que nous menons pour protéger nos océans. L’aide des scientifiques à bord sera précieuse pour comprendre les bouleversements que subissent nos océans et leurs écosystèmes, mais aussi pour savoir comment agir".

"Il est impératif que les Etats membres de l’ONU, qui négocient un traité sur la haute mer, saisissent bien les enjeux d’un tel outil, poursuit Edina Ifticène. Comme le demande la communauté scientifique internationale, ce traité doit rendre possible la création d’un réseau mondial de réserves marines qui protège au moins un tiers des océans d’ici à 2030 des activités humaines néfastes. Ceci est indispensable si nous voulons préserver la biodiversité marine, mais aussi lutter contre les changements climatiques et garantir la sécurité alimentaire de millions de personnes. En réalité, notre avenir dépend de celui des océans, ils sont étroitement liés…"

L’Esperanza sera présent dans la région du Récif de l’Amazone, au large de la Guyane et du Brésil, poursuivant ainsi l’engagement de Greenpeace dans cette région unique et menacée par l’industrie pétrolière. Ce récif fait partie d’une zone d’importance écologique et biologique bien plus vaste qui s’étend jusqu’en haute mer. Les recherches permettront de documenter les fonds marins autour du récif et les espèces iconiques qui y évoluent, afin de démontrer qu’aucune marée noire ne devrait menacer ces écosystèmes.

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