L'expédition "Antarctic Explorer", un périple au bout du monde. Une équipe d’explorateurs chevronnés est partie à la rencontre de l’Antarctique et de son histoire entre novembre 2019 et janvier 2020.

L'Antarctique et l'exploratrice. Ici une photo montrant des explorateurs marchant sur la banquise en Antarctique.
L'Antarctique et l'exploratrice. Ici une photo montrant des explorateurs marchant sur la banquise en Antarctique. © Getty / David Merron Photography

Une odyssée écologique et éducative dans les mers du grand sud en partenariat avec le FUTUROSCOPE et LA FONDATION PRINCE ALBERT II DE MONACO avec Laurence de la Ferrière, Eric Loizeau, Raphaël Domjan, Hélène Dubrasquet, Maria-José Sbarbi Ossuna et Alejandro Ivanissevich et Bertrand Delapierre. L’équipe a suivi un cheminement historique jalonné de rencontres marquantes. Dans ces lieux éloignés que l’on pourrait penser protégés, de nouvelles problématiques environnementales apparaissent. L’Antarctique n’est pas épargné par le réchauffement climatique, les pollutions chimiques et plastiques des océans. Nos aventuriers ont voyagé sur un voilier, moyen de locomotion qui a traversé les âges et permet d'établir régulièrement des passerelles avec les bateaux des pionniers. 

Deux centième anniversaire de la découverte du continent antarctique

Continent méridional situé autour du pôle Sud, l’Antarctique est la région la plus froide et sèche de la planète. Une immense couche de glace s’étend sur la quasi-totalité (98%) de ce territoire qui abrite l'un des environnements les plus vierges de la planète. Terra Australis Incognita Mythes provenant de l’Antiquité, vieilles cartes Grecques, Aristote… puis les tentatives de Cook, Drake, Marion-Dufresne… jusqu’au 19ème siècle le continent austral reste mystérieux… ! 

L’équipe d’explorateur a régulièrement fait le point sur ces mythes. Un périple avec arrêt aux Malouines où ils ont rencontré Jérôme Poncet, précurseur des « plaisanciers du sud ». Ensuite, l’Ile des Etats et le Phare du bout du monde (Faro del fin del mundo), l’occasion de la visiter et d’étudier son histoire et de faire une transition avec la réhabilitation et sa version Rochelaise. Collaboration entre les militaires argentins en place responsables d’une station météo et les éco-entrepreneurs argentins spécialistes du solaire, Maria-José Sbarbi Ossuna et Alejandro Ivanissevich, avec l’installation de nouveaux moyens d’exploitation.

Passage du Drake (mers hostiles). Eric Loizeau, marin d’expérience a déjà navigué en course dans cette zone, il connait les points clé de la navigation. Le passage de Drake est redouté et l'un des plus difficiles au monde, si ce n'est le pire. D'ouest en est, il reçoit beaucoup de vents, de fronts froids, sans barrières physiques pour bloquer les vagues qui en été (austral) peuvent atteindre de 8 à 10 m de haut. C'est une des zones maritimes qui connaît les pires conditions météorologiques. Le passage a été baptisé en l'honneur de l'explorateur et corsaire britannique du XVIème siècle Sir Francis Drake, qui ne l’a pourtant pas traversé. 

Puis, Elephant Island, la première terre « antarctique » ? Ces rochers inhumains et battus par les vents furent le refuge des naufragés de l’expédition Shackleton, autre monument de l’exploration polaire, les Shetlands du Sud où il est à craindre que ces iles éloignées des grandes voies maritimes ne soient néanmoins très polluées car aucun endroit de notre planète n’est épargné, l’Ile du Roi George, fréquentée par les chasseurs de phoques, elle a été peut-être l’une des premières touchée par des marins. C’est une île énigmatique, la plus facile d’accès à partir du continent sud-américain. Des bases scientifiques de nombreux pays (Russie, Corée, Argentine, Uruguay, Chine, Chili, Brésil, Pérou, Pologne) ont été implantées sur les Shetland du Sud, en particulier sur l'Ile du Roi George. Il y a même une église orthodoxe, l’église de la Trinité, symbole de la «colonisation ». Par ailleurs, cette région est parmi les premières terres antarctiques à avoir été explorées par les marins. Suite à son expérience de chef de la base de Dumont d’Urville en Terre Adélie, Laurence de la Ferrière s’est proposé de rencontrer les responsables des différentes bases et de leur donner la possibilité de témoigner. L'île est régie par le régime du Traité sur l'Antarctique. 

Le périple continue avec l’Ile Livingston, le point supposé de découverte des Shetlands du sud et du continent antarctique en février 1819. Un cairn a été édifié en l’honneur de l’équipage du San Telmo. D’ailleurs l’ile présente de nombreux autres lieux symboliques de la découverte de l’Antarctique. Direction, Deception island, Whalers bay, au début du siècle dernier, c’était le refuge de baleiniers, l’histoire a retenu la Georgie du Sud mais ici, le commerce et la pêche était fortement présents. C’est aussi l’endroit où les bateaux commerciaux viennent profiter des sources d’eaux chaudes. Le tourisme austral devient non négligeable mais certaines compagnies sont très respectueuses de la préservation de ces lieux et des méthodes à appliquer, conformément à la réglementation IAATO. Avant dernière étape l’île du Croissant de Lune, un pèlerinage pour Maria José (propriétaire du bateau) sur les traces de son père, chercheur argentin qui a passé plus d’une année sur cette île minuscule, enfin, le Cap Siffrey, Péninsule Antarctique, découvert par Dumont D’Urville en 1838, c’est l’extrémité nord du continent, la fin de l’expédition et le début d’un autre monde… ! L’occasion pour Laurence d’évoquer sa traversée du continent antarctique. 

Les invités
  • Laurence de la FerrièreExploratrice, la seule femme au monde à avoir traversé intégralement le continent Antarctique en solitaire et à ski.
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