Les phares sont les lumières de nos côtes, le patrimoine des littoraux de France. L’histoire moderne des phares de France commence dans l’estuaire de la Gironde, avec la construction de la tour monumentale de Cordouan au XVIIe siècle.

Phare de la Jument à Ouessant
Phare de la Jument à Ouessant © Getty / MathieuRivrin

Puis au XVIIIème siècle, les routes maritimes menant aux grands ports du royaume voient ensuite apparaître les premières tours à feux éclairées par des feux de bois ou de charbon, puis des lampes plus sophistiquées brûlant de l’huile.

Au XIXème siècle, une Commission des phares, installée en 1811, propose en 1825 un plan national d’équipement des côtes. Les appareils lenticulaires du savant Augustin Fresnel (1788-1827) en sont le fer de lance technologique. 

Le grand phare devient un objet générique, dont un plan-type est proposé à Belle-Île avec le phare de Goulphar en 1835. 

Le phare de Goulphar ou Grand phare est une tour de granit élevée en 1836 sur les plans d'Augustin Fresnel, et l'un des phares les plus puissants de France. Sa portée lumineuse est de 48 kilomètres.
Le phare de Goulphar ou Grand phare est une tour de granit élevée en 1836 sur les plans d'Augustin Fresnel, et l'un des phares les plus puissants de France. Sa portée lumineuse est de 48 kilomètres. © Getty / Olivier JARDON/Gamma-Rapho

Dans les années 1860, ce programme est pratiquement achevé. Cependant, sous la pression des marins, de nombreux autres phares sont construits, en particulier les pittoresques maisons-phares ou des phares métalliques. 

A la fin du XIXème siècle, les phares bénéficient d’innovations technologiques qui permettent d’accroître leur portée, comme l’électrification ou l’adoption des brûleurs à pétrole

De hautes tours dotées d’appareils modernes sont construites, à Penmarc’h (phare d’Eckmühl - 1897) et à l’île Vierge (1902).

Phare d’Eckmühl à Penmarc'h
Phare d’Eckmühl à Penmarc'h © Getty / fhm

Au XXème siècle, les chantiers de l’Iroise - La Jument (1911) et Kéréon (1916) - constituent des morceaux de bravoure d’ingénierie maritime, au terme d’un siècle d’or des phares.

Les importantes destructions de la Seconde Guerre mondiale relancent de manière tragique une ultime période de constitution du patrimoine bâti des phares, dont les projets sont confiés à des architectes.

Le phare fait partie des établissements de signalisation maritime, à savoir les dispositifs visuels, sonores ou radioélectriques qui contribuent au positionnement des navires. Le phare est administrativement défini comme un établissement remplissant au moins trois des quatre critères suivants : 

  • une fonction d'atterrissage
  • une hauteur au-dessus du sol de plus de 20 mètres
  • une portée supérieure à 20 milles
  • un ensemble bâti, en particulier des logements de gardiens.
Edmund Walkes, gardien du phare d'Elbow Cay, aux Bahamas
Edmund Walkes, gardien du phare d'Elbow Cay, aux Bahamas © Getty / Dave G. Houser
Les invités
  • Vincent DenamurSous-directeur de la sécurité maritime, direction des affaires maritimes
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