Un lieu mythique à découvrir au Centre International de la Mer

Le site de la Corderie royale abrite le Centre international de la  Mer qui est un vaste espace muséographique de l'Arsenal  de Rochefort, on y trouve aussi le Musée national de la Marine, l'Hermione.

Pendant plus de 350 ans, l’Arsenal de Rochefort a imaginé, fabriqué et  armé des bateaux qui ont rayonné sur les mers et à travers l’histoire de  la Marine française.
Ici sont nées de grandes aventures maritimes,  humaines, de grandes expéditions, de grandes innovations. Ici sont nées  des légendes des mers. La mer fut sa raison de vivre, l’innovation son  moteur : construire une flotte, créer des prototypes, des technologies  au service du maritime, s’adapter aux évolutions techniques, préparer et  assister au départ de grandes expéditions glorieuses vers le lointain…

Au sein de l'Arsenal se trouve la Corderie Royale

Manufacture royale créée par Louis XIV, la corderie sert à fabriquer les cordages nécessaires aux bateaux à voile de  la marine de guerre. Elle est implantée au sein d’un vaste arsenal  maritime qui réunit magasins, fonderie, forges, poudrière, formes de  radoub pour la réparation des bateaux. C’est le tout premier bâtiment  construit dans l’arsenal, dès 1666. Il s’agit d’un prototype, inspiré  sans doute à la fois de la corderie de Venise (XIIIe siècle) et des  bâtiments de Saardam (près d’Amsterdam). Elle vit son âge d’or au temps  de la marine à voile, de 1669 à 1862 environ. Servant autrefois pour la  marine de guerre elle est aujourd’hui un bâtiment classé et le plus  grand site historique de Rochefort.

Malgré  sa fonction utilitaire, elle ressemble davantage à un palais. Si côté  ville, la façade est strictement fonctionnelle (simples murs de  moëllons, nombre limité d’ouvertures, etc.), côté fleuve, elle devient «  royale » : pierres de taille, nombreuses croisées, lucarnes à frontons  ornées de boules, toiture bicolore… Cette dualité résume bien l’idée  qu’on se fait d’un arsenal de Marine sous Louis XIV. La corderie est à  la fois bâtiment technique (conçu pour fabriquer du cordage) et instrument politique de propagande (l’arsenal  est un théâtre qui met en scène la majesté du roi), à une époque où  même la guerre est un spectacle. Aujourd’hui la corderie est un lieu  atypique et un monument historique français.

Parce que la Corderie est une une encablure de pierre. Fleuron  de l’architecture pré-industrielle, la Corderie procède d’un calcul  d’ingénieur. Pour obtenir un fil ou un câble de chanvre d’une encablure  (soit presque 200 m), il fallait « commettre » (torsader) les fibres sur  300 m, en raison de la réduction de la longueur du cordage « au tiers »  qui résulte du mouvement de torsion. C’est pourquoi le corps de logis  principal (hors pavillons aux deux extrémités) mesure 300 m. La Corderie  dans son ensemble mesure 374 m de long.

Pour  cause d’obsolescence… Avec l’arrivée de la vapeur et du câble  métallique, son activité décline dès le milieu du XIXe siècle. Les  bâtiments sont réaffectés à divers usages au fil du temps jusqu’à la  fermeture de l’arsenal de Rochefort en 1927. Incendiée en 1944 par les  troupes allemandes, elle ne retrouve son panache qu’en 1985, après une  restauration exemplaire. La vie reprend sous forme de nouvelles  activités économiques. L’aile sud y voit naître en 1985 le Centre International de la Mer, centre d’interprétation à vocation maritime. Elle est donc un des lieux d’intérêts de Charente maritime.

Le Centre International de la Mer est aujourd'hui une agora dédiée à la mer, ouvert au public offrant différents lieux ludiques et pédagogiques tels les ateliers de la Corderie, L’Hermione
Magnifique trois-mâts historique, vaisseau de La Fayette, reconstruit à l’identique pendant plus de 20 ans, l’Accro-mâts, un parc aventure urbain, parfaite réplique de L’Hermione. Basé sur le  même concept que l’accrobranche, il fait évoluer votre esprit aventurier  à 30 mètres de haut en passant de mât en mât, tel un gabier, le Musée national de la Marine, et aussi l'exposition de l'artiste chilienne Federica Matta, le Voyages des Imaginaires, qui fait revivre cette  grande fresque maritime. Navires, marins, escales se mêlent aux mythes  et aux imaginaires de la Corderie. À la manière d'une plaque  photographique, Federica Matta révèle à travers ses installations  un univers onirique qui trouve un écho dans l'imaginaire des visiteurs.

En raison de l'épidémie de Covid 19, la réouverture du Centre International de la Mer sera signalé sur son site www.arsenaldesmers.fr

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