L’espace maritime français est de 11 millions de km², l’engagement d’Annick Girardin est de donner à la France une stratégie maritime afin qu’elle redevienne une grande puissance océanique

Annick Girardin
Annick Girardin © Getty

La politique maritime nationale du ministère de la mer est de relancer le secteur maritime. Tout d’abord, 650 millions d’euros sont pourvus afin de renforcer un modèle de pêche et d’aquaculture durable, l’accélération de la transition écologique des ports et d’autres priorités ont été établies, soit 120 millions d’euros pour la protection de l’environnement et de la biodiversité, 60 millions pour les infrastructures maritimes, 150 millions pour les technologies et le renforcement des industries de la mer et 60 millions pour la formation et les compétences.

Ainsi, si les filières de pêche et d’aquaculture participent à la souveraineté et à l’autonomie alimentaire du pays, elles sont un poids non négligeable pour l’aménagement du territoire, à l’échelle locale, pour l’emploi. Elles nécessitent un soutien important pour être pérennisées afin de faire de ces filières un atout pour les territoires en investissant dans des projets de développement, tout en mettant en place un fonds environnemental pour encourager le développement de navires innovants aux meilleures performances environnementale et énergétique, et aussi de lancer une campagne de promotion des métiers de ces filières avec comme objectif final l’augmentation de  la performance économique, environnementale et sanitaire des filières pêche et aquaculture pour l’attractivité des secteurs.

Concernant le verdissement des ports, il s’agit de constater que si les ports maritimes sont des acteurs stratégiques de l’économie logistique et industrielle, mais aussi de l’offre touristique de certains territoires, les ports constituent des lieux privilégiés pour la  réindustrialisation des territoires, capables de renforcer la présence de la France dans les réseaux économiques et logistiques mondiaux. Ainsi l’objectif du verdissement des ports est donc d’accompagner leur renforcement économique d’une démarche environnementale exemplaire, reposant sur la diminution des émissions de polluants et sur le développement d’infrastructures et d’équipements en faveur de la transition énergétique. 

Dans les actions du ministère de la mer, on y retrouve l’engagement de l’Etat pour les pêcheurs et les scientifiques pour lutter contre les captures accidentelles de petits cétacés en Atlantique par exemple. Considérer la pollution sonore sous-marine, étudier les impacts et trouver les solutions afin de lutter contre cette pollution, mais aussi apporter des réponses aux pêcheurs professionnels face au Brexit, ou encore protéger le patrimoine marin français et apporter plus aux aires marines protégées. Sans oublier la recherche scientifique, l’océanographie, l’hydrographie entre autre, car aujourd’hui seuls 10% des fonds océaniques sont connus.

C’est la raison pour laquelle le ministère de la mer s’engage en faveur d’une stratégie nationale pour la mer et les littoraux. Elle donne un cadre de référence pour les politiques publiques concernant la mer et le littoral et, plus généralement, pour tous les acteurs de l'économie maritime et des littoraux, sans oublier les acteurs du nautisme.

Enfin, mais les sujets sont inépuisables, le ministère de la mer est plus que concerné par la pollution des mers et de l’océan, surtout concernant la pollution plastique. Et comme l’a dit Annick Girardin dans les Chroniques Littorales, il ne faut jamais oublier que toute politique publique maritime doit se faire avec les usagers, soit les hommes et les femmes qui composent le monde marin, celles et ceux que Jacques Rougerie appelle les « Mériennes » et les « Mériens ».

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