Avant la crise sanitaire, une filière en progression. Les chiffres clés de l’année 2019 confirment la progression de la filière nautique française, composée de 5 600 entreprises pour 43 700 salariés. Mais après, pour Yves Lyon-Caen, le Président de la Fédération des Industries Nautique, l'avenir est incertain...

Un secteur qui réalise un chiffre d’affaires de 5,3 milliards d’euros, en  hausse de 5% par rapport à 2018.

Un bel été dans l’ensemble, porté par une envie de liberté des Français

Les Français ont été au rendez-vous de la pratique nautique cet été.  Aidée par une météo particulièrement clémente, la saison estivale est  jugée dans l’ensemble bonne par les professionnels, à l’exception  notable des services associés à la grande plaisance (brokers, agents  maritimes, avitailleurs, etc.) et de la location de voiliers habitables dans les outre-mer et vers les destinations lointaines.

Une baisse anticipée de 15 à 30% du chiffre d’affaires pour 2020, variable selon les métiers

La tendance globalement positive de la période estivale ne permettra toutefois pas aux entreprises de rattraper le retard lié au confinement. La FIN estime ainsi que la filière nautique subira une baisse de l’ordre de 15 à 30 % de son chiffre d’affaires pour 2020 selon  les métiers qui sont plus ou moins impactés par la crise. La récession  annoncée des marchés de l’Europe notamment la zone méditerranéenne et des Etats-Unis va en outre handicaper l’industrie nautique qui exporte  sa production à 75%.

La récente annulation des salons nautiques d’automne assombrit l’avenir, 70% des ventes annuelles en France sont réalisées lors des salons nautiques automne - hiver.

Contrairement aux industries où la majeure partie des ventes est  réalisée au sein de magasins, concessions ou par voie dématérialisée,  les principaux salons nautiques français sont des rendez-vous  incontournables qui agissent comme des places d’affaires, où se traite  l’essentiel des commandes, mais aussi comme des instruments de mesure de  l’état du marché.

Le Nautic de Paris en décembre est espéré, tel le socle de relance de la filière nautique française ; la  décision sur son maintien sera annoncée début octobre. Aujourd'hui,

90% des exposants de la précédente édition ont confirmé leur souhait de participer au salon cet hiver. La  FIN et sa filiale, Nautic Festival SA, préparent actuellement  l’organisation d’un salon qui devrait reposer sur trois univers : Voile,  Territoires et Destinations nautiques, Motonautisme et Equipements.  Cette segmentation permettrait de gérer les flux et d’assurer une jauge  maximale de 5 000 personnes sur chacun des 3 sites du salon.

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